Les relations sociales influencent la structure du cerveau

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Une étude de neuroimagerie sur le macaque rhésus confirme l'importance des interactions sociale sur l’expansion du cortex, et autres actualités scientifiques.

Une étude parue dans la revue "Science Advances" confirme une nouvelle fois que les relations sociales influencent la structure du cerveau, du moins chez le macaque rhésus, un primate avec qui nous partageons de nombreuses similitudes cérébrales avec son cortex préfrontal très développé. Depuis quelques années, on pense que l’environnement social est l’un des facteurs clés qui permet d’expliquer l’expansion du cortex chez les primates non humains. Une équipe internationale a mené cette étude en deux temps. Dans un premiers temps, les chercheurs ont étudié la complexité des comportements sociaux d’une centaine de macaques rhésus, vivant en liberté sur une île des Caraïbes. Dans un second temps, les chercheurs ont mené des études en neuro-imagerie sur ces animaux. Les scanners cérébraux ont révélé que plus la sociabilité d’un singe était élevée, plus il avait d’interactions avec les autres ou de partenaires d’épouillage par exemple, et plus certaines zones de son cerveau étaient de taille importante.

Jérome Sallet est chercheur Inserm à l’Institut cellules souches et cerveau à Lyon. Il est co-signataire de cette étude.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Jerome Sallet

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Sous-variant Omicron : une nouvelle vague en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est touchée par une nouvelle vague épidémique de CoVid-19. C’est ce qu’a annoncé hier l’Organisation Mondiale de la Santé. Selon son rapport, deux nouveaux sous-variants d’Omicron pourraient être la cause de ce sursaut épidémique : les sous-variants BA.4 et BA.5. Pour l’heure, nous ne savons pas si ces virus sont plus dangereux ni plus virulents que le variant originel. Néanmoins, selon les dernières données, l’OMS affirme que les vaccins semblent toujours offrir une bonne protection et qu’ils protègent des cas graves. Néanmoins, en Afrique du Sud, seuls 45% de la population adulte est entièrement vaccinée contre le SARS-CoV-2.

Une "épidémie d'obésité et de surpoids" en Europe

Une autre épidémie inquiète l’OMS : celle de l’obésité. C'est en ces termes que qualifie l’OMS cette vague d’obésité et de surpoids qui touche l’Europe. Selon son rapport paru mardi, près des deux tiers des européens adultes et un enfant sur trois sont touchés par ce phénomène. Depuis les années 70, la plus forte progression s’observe d’ailleurs chez les enfants. L’obésité serait à l’origine de plus de 1,3 million de décès par an et serait également responsable d’au moins 200.000 nouveaux cas de cancers chaque année, d’au moins treize types différents. L'obésité est sur le point de dépasser le tabagisme en tant que principal facteur de risque de cancer. L’OMS exhorte les politiques publiques à mieux réguler les produits néfastes, à taxer les aliments trop sucrés et à encourager la pratique sportive tout au long de la vie.

La Méthode scientifique
58 min

Vers une nouvelle thérapie génique pour lutter contre l'infertilité ?

Selon une étude parue dans la revue "Cell Reports Medicine", une nouvelle thérapie génique a rendu des souris fertiles. L’insuffisance ovarienne prématurée (qui touche 1% des femmes de moins de 40 ans) est causée par une mutation génétique qui trouble la communication entre les ovocytes et les cellules de la granulosa. Sur des souris stériles, des chercheurs japonais ont testé une thérapie génique délivrée grâce à un adénovirus associé. L’adénovirus a réussi à franchir la barrière hémato-folliculaire qui protège les ovaires et a délivré, in situ, un gène pour la production d’une molécule clé pour la reproduction, dans le but de rétablir la signalisation entre granulosa et ovocytes. Huit souris sur dix-neuf ont donné naissance à des souriceaux en parfaite santé et sans modifications de leur ADN. D’autre tests sont bien sûr nécessaires mais selon les auteurs, ces travaux pourraient constituer la base d'une méthode puissante pour traiter l'infertilité féminine.

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