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Résumé

Une grande étude en population générale pour déterminer les sur-risques de symptômes persistants de cette infection, et autres actualités scientifiques.

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On commence ce journal avec une étude parue dans The Lancet Regional Health – Europe sur les symptômes persistants du CoVid long.

La problématique actuelle avec le CoVid long, c’est que les symptômes (excepté celui de la perte de gout et d’odorat) sont des symptômes qui sont très peu spécifiques à un état de santé particulier. Etre fatigué ou être essoufflé peut se retrouver dans tout un tas de pathologies. Une équipe Inserm s’est donc demandé s'il avait des symptômes plus fréquents chez les personnes qui avaient eu le CoVid. Les chercheurs ont alors travaillé avec une cohorte en population générale, ce qui permet de voir l’impact d’une maladie à l'échelle d'une population. Grâce à la cohorte "Constances", les 26.000 participants ont répondu à des questionnaires dès la première vague, puis ont passé des tests sérologiques 8 mois plus tard. Ce travail prouve que dans le cas du CoVid, il existe un sur-risque de développer certains symptômes persistants.

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Olivier Robineau est maître de conférences en maladies infectieuses à l’Université de Lille et à l’hôpital de Tourcoing. Il est co-auteur de cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Olivier Robineau

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Univers jeune : un trou noir "chaînon manquant"

Selon une étude parue dans Nature, nous aurions découvert un trou noir dans l’univers jeune qui nous éclaire sur les origines des trous noirs supermassifs.

Dans les archives du télescope spatial Hubble, une équipe danoise a fait la découverte de GNz7q : un trou noir à croissance rapide, encore obscurci par le noyau poussiéreux de sa galaxie alors que l'univers n'avait que 750 millions d'années (donc peu de temps après le Big Bang). Les équations théoriques et les simulations informatiques avaient déjà prédit l’existence d’un tel objet dans l’univers jeune, mais c’est la première fois qu’on en observe un. Selon les auteurs, nous pouvons considérer GNz7q comme le chaînon manquant entre les jeunes galaxies en formation et les quasars.

La plus ancienne preuve de calendrier maya

Selon une étude parue hier dans la revue Science Advances, nous aurions peut-être mis la main sur la plus ancienne preuve de calendrier maya. La découverte fait d'ailleurs la couverture du numéro de Science Advances. Sur le site de fouilles maya de San Bartolo au Guatemala, les archéologues ont découvert deux fragments de peinture murale qui proviennent du complexe pyramidal de Las Pinturas. Les symboles représentent le «7ème jour du cerf», c'est-à-dire l'un des 260 jours du calendrier maya utilisé dans toute la Méso-Amérique. Les datations au radiocarbone indiquent que ces peintures sont vieilles de 300 ans avant notre ère. Avant ça, les plus anciennes preuves de calendrier maya remontaient seulement à 150 avant notre ère. Le peuple maya aurait donc peut-être utilisé ce calendrier plus tôt qu’on ne le pense.

Des virus pour vaincre l'acné ?

Selon une prépublication parue sur bioRxiv, certains virus pourraient nous aider à vaincre l’acné.

Ces virus sont des bactériophages : des virus tueurs de bactéries. L’acné peut être provoquée par Cutibacterium acnes : une bactérie de la flore cutanée. Il se trouve qu’à force d’utiliser des antibiotiques, cette bactérie a développé une résistance aux traitements. Des chercheurs israéliens ont isolé 8 souches de bactériophages qu’ils ont testées in vitro contre cette bactérie. Puis, sur des souris acnéiques, les chercheurs ont associé ces phagothérapies (thérapies par les phages) à des antibiotiques. Ils sont parvenus à éradiquer la bactérie à 100%. Selon les auteurs, l'application de phages sur la peau pourrait aider à traiter cette maladie dermatologique.

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Références

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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Production