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. ©Getty - Yulia Reznikov
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Résumé

Une étude qui montre l'ampleur des dégâts des bactéries résistantes aux antibiotiques, et autres actualités scientifiques.

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Selon une étude parue hier dans la revue The Lancet, l’antibiorésistance est devenue l’une des principales causes de décès dans le monde. À force d’avoir été exposées aux antibiotiques, les bactéries ont développé des résistances et les médicaments ne fonctionnent plus. Pour la première fois, une équipe américaine a quantifié le phénomène et montre l’ampleur des dégâts causée par l’antibiorésistance.

Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 471 millions de personnes dans 204 pays sur l’année 2019. Résultats : on décompte 4,95 millions de morts associés à la résistance aux antibiotiques, dont 1,27 million du fait de bactéries résistantes. C’est beaucoup plus élevé que le nombre de décès dus au paludisme, responsable d’environ 627.000 morts la même année, et plus aussi que le VIH, qui a causé 680.000 morts en 2019. Cette étude prouve que l’antibiorésistance est devenue un problème de santé publique énorme.

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Pascale Cossart est professeure en microbiologie cellulaire à l'Institut Pasteur et secrétaire perpétuel honoraire à l’Académie des Sciences. Elle est l’autrice de l’ouvrage « Le Monde invisible du vivant » chez Odile Jacob.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS pascale cossart

2 min

En savoir plus : Antibiorésistance, la résistance s’organise

Production de produits chimiques : une nouvelle limite planétaire franchie

Selon une étude parue dans la revue Environmental Science & Technology, nous avons dépassé une nouvelle limite planétaire : celle de la production massive de produits chimiques. Le plastique, les pesticides, les produits chimiques industriels, les cosmétiques ou encore les produits pharmaceutiques : depuis les années 50, la production chimique mondiale de tous ces produits a été multipliée par 50 et inonde notre planète. Elle devrait encore tripler d’ici 2050.

En effet, cette méta-analyse internationale montre que la production mondiale de produits synthétiques et chimiques est devenue hors de contrôle. La vitesse de production et la prolifération de ces produits dépassent à présent nos capacités de surveillance afin de bien en évaluer les risques sur l’environnement. Les chercheurs appellent les gouvernements à limiter la production des produits chimiques synthétiques, à l’instar des gaz à effet de serre, et nous encouragent à passer à une économie circulaire.

Les méga-constellations de satellites parasitent les observations astronomiques

Selon The Astrophysical Journal Letters, les méga-constellations de satellites parasitent déjà les observations astronomiques. Très rapidement, on s’est rendus compte que les mini-satellites privés allaient être problématiques pour les sciences astronomiques. Une équipe internationale a examiné l’impact des 1.800 satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk sur les images capturées par le Z.T.F de l’observatoire Palomar, en Californie.

D'ici 2027, Space X prévoit de placer 10.000 satellites en orbite, et c'est sans compter ceux de « One Web » et d'Amazon. Cela signifie que très prochainement, toutes les images crépusculaires seront endommagées par cette pollution orbitale.

À lire aussi : Starlink : tout ce qui brille

La découverte d'un récif coralien géant

Enfin, une bonne nouvelle pour finir ce journal : l’UNESCO a annoncé la découverte d’un immense récif corallien dans l’océan Pacifique. Au large de Tahiti, entre 35 à 70 mètres de profondeur, les chercheurs ont découvert un récif large de 70 mètres qui s’étend sur plus de 3 kilomètres. C’est la première fois que l’on découvre un récif de cette taille à ces profondeurs-là, dans cette zone que l’on appelle la « zone crépusculaire de l'océan ».

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production