Cette vue d'artiste montre un système à deux étoiles où des micronovae peuvent se produire.
Cette vue d'artiste montre un système à deux étoiles où des micronovae peuvent se produire. - ESO/M. Kornmesser, L. Calçada
Cette vue d'artiste montre un système à deux étoiles où des micronovae peuvent se produire. - ESO/M. Kornmesser, L. Calçada
Cette vue d'artiste montre un système à deux étoiles où des micronovae peuvent se produire. - ESO/M. Kornmesser, L. Calçada
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La découverte d'un type d'explosion stellaire d'une force d'un millionième de fois celle de l'explosion de nova, et autres actualités scientifiques.

Une étude parue hier dans la revue Nature annonce la découverte d’un nouveau phénomène astrophysique : les micro-novæ. La « nova » veut dire la nouvelle étoile, parce qu’elle apparait dans le ciel temporairement. On connait les supernovæ : l’explosion entière d’une étoile. On connait les novæ, qui sont des explosions moins violentes à la surface de naines blanches. On découvre à présent l’existence de micro-novae, qui ne durent que quelques heures. Une équipe britannique a fait cette découverte par hasard, en analysant les données du télescope spatial TESS. Les chercheurs ont repéré trois naines blanches, situées jusqu'à 5.000 années-lumière de la Terre, qui s’illuminaient subitement avant de s’assombrir. Les chercheurs en ont déduit qu’il s’agissait d’explosions thermonucléaires à la surface stellaire, beaucoup moins puissantes que les novae mais surement plus fréquentes. On ne comprend pas exactement les mécanismes sous-jacents mais nous avons des hypothèses.

Jean-Pierre Lasota est directeur de recherche émérite CNRS à l’Institut d'Astrophysique de Paris.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Jean Pierre Lasota Hirszowisz

2 min

Thérapie génique : délivrer CRISPR-Cas9 par nanocaspule

Une étude parue dans Science Advances décrit une nouvelle méthode de thérapie génique pour traiter des tumeurs cérébrales. Des neuroscientifiques américains ont inventé des nanocapsules qui peuvent délivrer in situ une thérapie génique basée sur CRISPR-Cas9. Ces « ciseaux moléculaires » ont ciblé le gène PLK1, qui régule la croissance des cellules tumorales dans le glioblastome, cancer cérébral le plus fréquent chez l’adulte et le plus meurtrier. Les chercheurs ont encapsulé CRISPR-Cas9 dans des nanocapsules en polymère non toxiques et l’ont testé sur des souris atteintes de tumeurs cérébrales. Les nanocapsules sont parvenues à franchir la barrière hémato-encéphalique et la croissance tumorale aurait été stoppée. Selon les auteurs, ce système d'administration CRISPR-Cas9 pourrait être utile dans d'autres maladies du cerveau.

La Méthode scientifique
58 min

Le mystère de la rotation lente de Vénus

Une étude parue hier dans la revue Nature Astronomy élucide le mystère de la rotation lente de Vénus. Malgré l’attraction gravitationnelle du Soleil, la planète tourne sur elle-même. Elle le fait lentement - une journée sur Vénus dure 243 jours - mais elle tourne. Elle est proche de la « limite de verrouillage des marées ». C'est ce qu’on observe par exemple avec la Lune, qui orbite autour de la Terre mais avec toujours la même face orientée vers nous. Dans ce cas, pourquoi Vénus tourne-t-elle ? Selon ce chercheur californien, c’est grâce à son atmosphère très dynamique. La puissante atmosphère dense et rapide de Vénus affecte même la vitesse de rotation. Sans elle, Vénus ferait toujours face au Soleil.

L'origine des plumes

Enfin, selon une étude parue hier dans la revue Nature, les plumes sont apparues plus tôt que nous ne le pensions, soit bien avant l’apparition des premiers vertébrés volants. Une équipe irlandaise a analysé un fossile de ptérosaure de l’ère Mésozoïque, vieux de 113 millions d'années. Tupandactylus Imperator possède des plumes sur son crâne. Au microscope électronique à haute résolution, les chercheurs ont observé des mélanosomes de différentes formes : ces morceaux de cellules sont étroitement liés à la pigmentation. Ses plumes devaient donc être multicolores. Elles proviennent probablement d’un ancêtre commun aux ptérosaures et aux dinosaures, il y a environ 250 millions d’années. Avant d’être utile pour le vol, ces plumes ont peut-être d’abord joué un rôle pour la thermorégulation, ou peut-être pour la communication visuelle de ces animaux : le camouflage ou les parades sexuelles.

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