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. ©Getty - Bowonpat Sakaew / EyeEm
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Une grande étude de pharmaco-épidémiologie sur des médicaments couramment utilisés, et autres actualités scientifiques.

Selon une étude parue ce matin dans la revue British Medical Journal, la prise d’un certain type de médicaments augmente les risques d’AVC.

Il y a une dizaine d’années, on a découvert que la prise de certains neuroleptiques augmentait le risque d’AVC ischémique, le plus courant des accidents vasculaires cérébraux. Ces neuroleptiques, utilisés en psychiatrie, appartiennent à une famille de médicaments plus large qui comprend : les anti-dopaminergiques (utilisés aussi dans d’autres indications, comme par exemple pour lutter contre les nausées et les vomissements) et les antiémétiques. Ces derniers sont très courants (dompéridone, le métoclopramide et le métopimazine) et le plus utilisé d’entre eux est prescrit à plus de 4,5 millions de Français chaque année. Une équipe française a analysé les données de plus de 2.600 patients hospitalisés pour un AVC ischémique.

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Ils ont découvert que la prise d’antiémétiques était associée à un risque d’AVC, avec une augmentation triplée de ce risque sur une période très courte, pendant 7 à 14 jours.

Antoine Pariente est professeur de pharmacologie et de pharmaco-épidémiologie, au CHU de Bordeaux. Il est le co-auteur de cette étude.

Le prix Abel 2022

Le prix Abel 2022 a été décerné hier au mathématicien Dennis Sullivan.

Le prix Abel est aussi appelé Prix Nobel des mathématiques. La prestigieuse récompense revient cet année à cet américain de 81 ans, ancien professeur au MIT puis à l’IHES. Le comité du prix Abel a salué hier ses 51 ans de carrière dédiées aux mathématiques et "ses contributions révolutionnaires à la topologie dans son sens le plus large et en particulier ses aspects algébriques, géométriques et dynamiques". Dennis Sullivan est un mathématicien influent qui a aidé à fonder la théorie de l'homotopie rationnelle.  
Dans ses travaux, le chercheur a souvent établi des liens entre des domaines des mathématiques qui étaient historiquement considérés comme distincts.

Interface cerveau-machine : communiquer par simples impulsions cérébrales

Selon une étude parue dans la revue Nature Communications, un patient atteint de la maladie de Charcot a réussi à communiquer par simple impulsions cérébrales.

Cette maladie peut laisser certains patients sans aucun moyen de communication, pas même avec un appareil de suivi oculaire. Sur un patient de 37 ans totalement paralysé, une équipe européenne a implanté deux micro-puces, de 64 microélectrodes, dans le cortex moteur, qui est en charge du mouvement. L’homme devait se représenter le mouvement. Cette activité cérébrale, captée par les implants, a ensuite été transmise à un ordinateur. Un programme d’orthographe a ensuite traduit à l’écran les lettres sélectionnées par le patient.  
Après des semaines de formation, le premier mot épelé a été "merci". Le processus est encore lent, puisque le patient sélectionnait une lettre par minute environ, mais cette étude est une nouvelle percée dans les interfaces cerveau-machine : elle prouve qu’une communication basée sur le cerveau est possible.

Des bœufs OGM pour résister au changement climatique

La FDA, l'équivalent américain de l'Agence Nationale de sécurité du médicament, vient d’approuver la commercialisation de bovins génétiquement modifiés pour mieux résister au réchauffement climatique, et qui sont voués à des fins alimentaires.

Grâce à la technologie "CRISPR-Cas-9", la société américaine Acceligen a modifié le génome de bœuf pour qu’ils portent un pelage au poil plus court, plus lisse et plus adapté aux vagues de chaleur. C'est une mutation génétique naturelle que l’on trouve chez certains bovins des climats tropicaux, et c'est un gène héréditaire qui peut donc être transmis aux veaux. La FDA a jugé que cette altération du génome ne représentait qu’un risque faible pour la consommation alimentaire. Ces bœufs OGM pourraient donc se retrouver dans les assiettes des américains d’ici deux ans.

La Méthode scientifique
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