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. ©Getty - Eric E. Heupel
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Une modélisation et des scénarios pour éviter le pire, et autres actualités scientifiques.

Selon une étude parue dans la revue Science, si nous ne limitons pas la hausse des températures, nous nous dirigeons vers une extinction massive de la biodiversité océanique.

Une équipe américaine a voulu modéliser plus précisément ce phénomène. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que cette modélisation des changements climatiques du futur est replacée dans un contexte géologique. Les chercheurs ont intégré à leur modélisation ce qui a été observé sur le long terme, lors des extinctions de masse du passé (il y en a eu cinq, « les big five », et nous sommes actuellement dans la sixième). Ils proposent ainsi deux scénarios sur ce qui va se passer si nous ne baissons pas les émissions de gaz à effet de serre. Sans aucune limitation du réchauffement global de la planète, les niveaux d’extinction de masse seraient comparables à ceux de la fin des dinosaures. Néanmoins, si nous limitons le réchauffement climatique en dessous de 2°C, nous pourrions réduire de 70% les risques d’extinctions de la biodiversité marine. Toutefois, cette modélisation ne prend pas en compte la surpêche, la pollution et la disparition des récifs coralliens.

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Emanuela Mattioli est professeur à l’Université Lyon 1. Elle travaille sur les environnements océaniques anciens.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - BOB JDS Emanuela Mattioli

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Paludisme : le Niger va vacciner les enfants de moins de 5 ans

La campagne de vaccination contre le paludisme commence au Niger. Cette maladie fait plus de 600.000 morts par an, essentiellement des enfants et essentiellement en Afrique. Elle est causée par le parasite Plasmodium falciparum, transmis par les moustiques. Le laboratoire britannique GSK a mis au point un vaccin contre ce parasite, « le vaccin RTS, S », qui a été testé dans un grand essai clinique au Malawi, au Ghana et au Kenya sur plus d’un million d’enfants. Ces essais ont montré que ce vaccin réduit les cas graves. Le Niger intègre ce vaccin chez les enfants de moins de 5 ans, dans le cadre de son programme de vaccination de routine.

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De la pollution aux microplastiques dans les toiles d'araignées

Une étude parue dans la revue Science of the Total Environment décrit une méthode pour suivre la pollution au microplastique. Celle-ci semble être partout : au fin fond des océans, jusque dans nos veines et dans nos poumons. Pour suivre les quantités de microplastiques dans l’air, une équipe allemande a eu l’idée d’analyser des échantillons de toiles d’araignées, celles nichées dans des abribus d’une ville. Les analyses par spectrométrie de masse ont révélé que ces toiles capturaient ces particules avec en particulier, une contamination aux polymères issus de l’usure des pneus des véhicules et de la peinture des marquages routiers. Echantillonner les toiles d’araignées permettraient donc un suivi dans le temps de cette forme de pollution.

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Les météorites, témoins de la biosphère du passé

Enfin, selon une étude parue dans la revue Astrobiology, il suffirait d’examiner les météorites de Mars pour savoir s'il y a eu la vie. Des chercheurs australiens ont ainsi analysé des météorites qui se sont écrasées sur Terre, dans le sud de l'Australie, il y a 40.000 ans. Ils ont découvert qu'au contact de l'environnement terrestre, ces roches subissaient une contamination microbienne rapide, et que ces micro-organismes terrestres étaient préservés dans ces météorites sous forme de microfossiles. Les météorites sont comme des « capsules temporelles ». Par conséquent, il est possible que celles qui se sont écrasées sur Mars puissent préserver les traces d’une biosphère passée, et sont donc des échantillons de premier choix pour la recherche d’une ancienne vie martienne.

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L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Production