Des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (CNES)  au CNES de Toulouse, le 17 mars 2022.
Des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (CNES) au CNES de Toulouse, le 17 mars 2022.
Des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (CNES)  au CNES de Toulouse, le 17 mars 2022. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (CNES) au CNES de Toulouse, le 17 mars 2022. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (CNES) au CNES de Toulouse, le 17 mars 2022. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
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Résumé

Les salariés dénoncent le projet COP et une forme de transfert d’argent public vers le privé qui menacerait directement le CNES, et autres actualités scientifiques.

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Depuis jeudi, le Centre National d’Etudes Spatiales est en grève. Jeudi dernier, les salariés du CNES (ingénieurs, sous-directeurs et une partie de la hiérarchie) ont manifesté à Toulouse et à Kourou en Guyane française. Ils étaient plus de 600, ce qui représente un tiers des effectif du site. Les salariés contestent le projet COP qui vient d’être signé par la direction et qui s’inscrit dans le Plan "France 2030" d’Emmanuel Macron. Il s’agit d’une feuille de route que le CNES doit tenir pour ses cinq prochaines années et qui est rédigé par les tutelles, les différents ministères qui chapotent le CNES : Economie, Défense, MESSRI. Ce qui change par rapport aux années précédentes dans ce COP, c’est la mise en avant du phénomène du « New space », où l’on voit émerger de nouveaux acteurs du privé. Ce COP prévoit notamment une enveloppe de 1,5 milliard d’euros pour soutenir ce secteur.

Damien Desroches​ est ingénieur au CNES et​ élu CGT.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Damien Desroches

2 min

La direction du CNES ne souhaite pas s’exprimer pour le moment. Mais nous suivrons la suite de cette mobilisation dans ce journal.

L'IA au secours des rechutes en cancérologie

  • Selon une étude parue dans la revue The Lancet's eBioMedicine, une intelligence artificielle peut déterminer avec précision les risques de récidives de cancer. Une équipe britannique a mené une étude rétrospective sur les rechutes de cancers du poumon, soit LE cancer le plus meurtrier et qui conduit à des récidives dans 36% des cas. Les chercheurs ont entrainé une IA d’apprentissage automatique avec les données de plus de 650 patients atteints de cancers. A partir du sexe du patient, de son IMC, de son tabagisme, de la radiothérapie suivie et des caractéristiques de la tumeur, l’IA a été capable de prédire avec précision les risques de rechute, s’ils sont faibles ou élevés et au bout de combien de temps ils peuvent survenir. Selon les auteurs, cette méthode de prédiction plus efficace que les méthodes traditionnelles permettrait une prise en charge plus rapide des patients.

Le LHC est de retour !

  • Le LHC, grand collisionneur de hadrons, va enfin reprendre du service. C’est le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde enfoui à 100 mètres de profondeur près de Genève. Après une pause de trois ans, pour des travaux de maintenance et pour augmenter sa puissance, le collisionneur est prêt à reprendre ses expériences. Le CERN a annoncé que "deux faisceaux de protons ont circulé en sens opposé le long de l’anneau de 27 kilomètres". Quelques tests sont encore prévus mais des collisions d’une énergie record de 13,6 milliers de milliards d’électronvolts devrait avoir lieu, d’ici juin-juillet. Par ailleurs, le LHC fêtera ses 10 ans le 4 juillet prochain.

À lire aussi : LHC, pour quelques kilomètres de plus

La place du dingo dans l'histoire du chien

  • Enfin, selon une autre étude parue dans Science Advances, les emblématiques dingos d’Australie ne descendent pas du chien. Une équipe internationale vient de comprendre la place du dingo dans l’arbre généalogique évolutif des chiens. On pensait que ce canidé, arrivé en Australie il y a 5.000 et 8.500 ans, descendait d’une ancienne race de chien domestique. Les chercheurs ont séquencé le génome d’un jeune dingo du désert et l’ont comparé aux génomes de 5 espèces de chiens modernes. Contrairement aux chiens domestiques, le dingo ne possède pas plusieurs copies du gène AMY2B, lequel permet au chien de digérer l’amidon et les féculents de l’alimentation humaine. Selon les auteurs, le dingo serait donc un intermédiaire génétique entre les loups sauvages et les chiens domestiques.
Références

L'équipe

Natacha Triou
Production