. ©Getty - Frederic Labaune
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Résumé

Le parasite Plasmodium falciparum a muté et résiste à l’une des principaux médicaments pour lutter contre le paludisme, et autres actualités scientifiques.

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Selon une étude parue dans The New England Journal of Medicine, le paludisme fait de la résistance en Afrique. Dans l’histoire de cette épidémie, ce n’est pas la première fois que l’on voit Plasmodium falciparum (le parasite responsable de cette maladie) résister aux traitements.  Actuellement, l’antipaludique de référence utilisé en Afrique subsaharienne est l'artésunate, un dérivé de l'artémisinine associé avec une molécule partenaire. On appelle ce cocktail la thérapie ACT. Une équipe internationale a découvert qu’en Ouganda et au Rwanda, le parasite plasmodium a développé une résistance à l'artésunate. Les patients mettent plus de temps à éliminer les infections. Or, 94% des personnes malades dus au paludisme le sont en Afrique subsaharienne, et 93 % de la mortalité survient en Afrique subsaharienne. Cette maladie touche principalement les enfants, ce qui veut dire que si l’on a plus de médicaments, le poids du paludisme va encore augmenter. Selon les auteurs, il s’agit d’un « signal d'alarme majeur », et la crainte de voir apparaître un parasite super résistant au traitement. 

Entretien avec Sylvie Manguin, directrice de recherche à l’IRD et à la faculté de pharmacie de l’Université de Montpellier.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Sylvie Manguin

2 min

58 min

CoVid-19 : des tests de dépistage gratuits sous conditions 

Le premier ministre Jean Castex a confirmé hier la fin de la gratuité des tests CoVid-19 : à partir du 15 octobre, les tests de dépistage cesseront ainsi d’être remboursés sauf pour des raisons médicales (sur ou sans prescription) mais sur présentation d’un certificat de vaccination. Ils resteront également gratuits pour les mineurs. Dans ces cas-là, il faudra compter entre 20 et 30 euros pour un test antigénique, et entre 50 et 60 euros pour un test PCR. 

Une nouvelle technique de microscopie pour observer l’activité de millions de neurones

Une étude parue dans la revue Nature Methods décrit une nouvelle technique de microscopie pour observer simultanément 1 million de neurones dans un cerveau. Une équipe américaine a développé une nouvelle technique d’imagerie capable de suivre l’activité des neurones dans différentes régions du cerveau en même temps et à haute résolution. Ce nouveau type d’analyse microscopique s’appelle « microscopie à billes lumineuses ». Elle repose sur la « microscopie à deux photons », actuellement utilisée mais qui reste assez limitée. Les chercheurs ont réussi à diviser une impulsion laser forte en 30 sous-impulsions, qui plongent dans 30 profondeurs différentes de cerveau et qui induisent une fluorescence à chaque profondeur. Testée sur des souris, les chercheurs ont enregistré pour la première fois l'activité de plus d'un million de neurones à travers l'ensemble du cortex.  

Les première tomates CRISPR 

Enfin, les premiers aliments CRISPR sont mis sur le marché au Japon : les premières tomates génétiquement modifiées avec la technologie CRISPR-Cas-9, alias les ciseaux génétiques. Ces tomates CRISPR ont été modifiées pour contenir 5 fois plus d’acides aminés qu’une tomate naturelle ; elles contiennent 5 fois plus de GABA, qui sont également vendus en compléments alimentaires. Les ingénieurs de la start-up japonaise Sanatech Seed ont coupé un morceau d’ADN d’une tomate rouge sicilienne pour qu’elle n’exprime plus une enzyme qui décompose le GABA. Au Japon, les aliments CRISPR ne sont pas régulés de la même façon que les autres aliments modifiés avec des techniques plus traditionnelles. De nombreux produits CRISPR sont attendus : le maïs CRISPR au Canada ainsi qu’une dorade CRISPR japonaise, modifiée pour produire deux fois plus de muscles. 

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Références

L'équipe

Natacha Triou
Production