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. ©Getty - Peter Dazeley
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Une grande étude d'épidémiologie nutritionnelle révèle les risques liés à l'exposition de ces "faux-sucres", et autres actualités scientifiques.

Selon une étude parue dans la revue PLOS Medicine, la consommation d’édulcorants augmenterait le risque de développer un cancer.

Les édulcorants, comme l'aspartame, l’acésulfame-K ou le sucralose, sont massivement présents dans les produits alimentaires, notamment dans les sodas light, biscuits, yaourts, et sucrettes. C’est ce « faux sucre » qui permet de conserver le goût du sucre, avec généralement peu de calories. Une équipe française s’est appuyée sur les données de l’étude NutriNet-Santé. Depuis 2009, plus 102.800 français et françaises remplissent régulièrement des questionnaires sur leur alimentation, leur mode de vie et leur santé. Sur 24 heures, ils vont noter tous ce qu’ils ont consommé, le tout avec un niveau de précision important puisqu'ils indiquent aussi la marque des aliments, permettant ainsi de connaître la composition en aditifs de ces produits. Selon leurs résultats, plus on consomme d’édulcorants, plus les risques de développer un cancer sont élevés.

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Le docteur Mathilde Touvier dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm. Elle a coordonné cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Mathilde Touvier

2 min

Du microplastique coule dans nos veines

Selon une étude parue dans la revue Environment International, la pollution aux microplastiques se retrouve jusque dans notre sang.

De la haute atmosphère aux profondeurs océaniques : pas une fraction du globe n’est épargnée par la pollution aux microplastiques, qui devrait doubler d’ici 2040. Une équipe hollandaise vient de découvrir que des particules de plastique coulent dans nos veines. Les chercheurs ont examiné 22 échantillons sanguins. Parmi eux, 17 contenaient des particules de polymère : des PET, fréquemment utilisés dans les bouteilles ou les vêtements ; du polystyrène, c'est-à-dire des emballages alimentaires ; du polyéthylène, des sacs plastiques jetables. Les échantillons contenaient, en moyenne, 1,6 microgramme de plastique pour chaque millilitre de sang. D’autres études de plus grandes ampleurs sont nécessaires car nous ne connaissons pas les impacts sanitaires de cette présence de microplastiques dans notre organisme.

La Méthode scientifique
59 min
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58 min

Grippe aviaire : une ampleur inédite

En France, la grippe aviaire prend une ampleur inédite.

Depuis le premier cas de grippe aviaire le 26 novembre 2021 dans un élevage de poules dans le département du Nord, le virus H5N1 s’est propagé extrêmement vite : dans le Gers, dans les Landes, en Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire, et en Vendée qui est particulièrement frappée par l’épidémie. En tout, ce sont 1.028 élevages qui sont touchés en France, dont 554 en Vendée. Plus de 14 millions de volailles ont déjà été abattues. La progression continue dans l'ouest de la France. L’ampleur de ce nouvel épisode de grippe aviaire met en exergue la question de la vaccination des animaux.

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58 min

Du maïs et du riz OGM pour doper les rendements

Enfin, selon une étude parue dans la revue Science, l’édition génomique pourrait augmenter les rendements du maïs et du riz.

Cette équipe chinoise a d’abord exploré le génome d’une espèce de maïs et de riz. À partir de ces séquences ADN, les chercheurs ont identifié un gène lié au nombre de rangées de grains : KRN2 pour le maïs et OsKRN2 pour le riz. Avec CRISPR-Cas9, la technologie des « ciseaux génétiques », ils ont désactivé ces gènes puis ils ont planté ces graines. Résultats : les plantes OGM produisaient plus de grains par plante que les plantations témoins, avec une augmentation des rendements de 10% pour le maïs et de 8% pour le riz. Selon les auteurs, en hybridant ces plantes génétiquement modifiées avec des espèces sauvages, plus résilientes au réchauffement climatique, nous pourrions doper la production agricole mondiale.

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58 min

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