Illustration d'un magnétar : une étoile à neutrons avec un champ magnétique extrêmement puissant.
Illustration d'un magnétar : une étoile à neutrons avec un champ magnétique extrêmement puissant.
Illustration d'un magnétar : une étoile à neutrons avec un champ magnétique extrêmement puissant. - NASA
Illustration d'un magnétar : une étoile à neutrons avec un champ magnétique extrêmement puissant. - NASA
Illustration d'un magnétar : une étoile à neutrons avec un champ magnétique extrêmement puissant. - NASA
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Résumé

La détection de flashs périodiques extrêmement lumineux, et autres actualités scientifiques.

En savoir plus

Une étude parue dans la revue « Nature » décrit la découverte d’un objet stellaire qui ne ressemble à rien de ce que l’on connait. En effet, des chercheurs australiens ont détecté un flash très lumineux dans le domaine radio : un flash répétitif de 30 à 60 secondes, qui se répète trois fois par heure, toutes les 18 minutes et 18 secondes plus précisément. Cette explosion d'énergie géante provient d’un objet des confins de notre galaxie, situé à environ 4.000 années-lumière de la Terre. C’est l’un des flashs les plus lumineux que l’on ait détecté jusqu’à présent.

À lire aussi : Quelle est l'origine de ce signal radio régulier détecté toutes les 18 minutes dans la Voie lactée ?

Il existe bien des objets aussi lumineux, avec des flashs périodiques : ce sont les pulsars, des étoiles à neutrons. Ce sont des objets très compacts et très denses, qui tournent très rapidement sur eux-mêmes. Un pulsar n’est pas vraiment une étoile, mais plutôt les débris faisant suite à l'explosion d'une supernova. Toutefois, la périodicité et la luminosité observées pour l'objet stellaire de l'étude ne ressemblent en rien à ce que l’on a déjà observé. Nous avons peut-être, en effet, découvert une nouvelle catégorie d’objet stellaire : des magnétars à ultra-longue période.

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Mathilde Gaudel est chercheuse en astrophysique à l’observatoire de Paris.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Mathilde Gaudel bis

2 min

CoVid long : les 3/4 des patients hospitalisés présentent toujours des symptômes un an plus tard

Selon une étude parue dans la revue JAMA, près des trois quarts des survivants du CoVid-19 présentent toujours des symptômes un an après leur hospitalisation. Des chercheurs néerlandais ont suivi, pendant un an, 246 patients admis en soins intensifs pendant la première vague, d'un âge moyen de 61 ans. Il ne s’agit que d’un questionnaire de suivi, mais selon cette analyse, on observe qu'un an après leur hospitalisation, plus de 74% des patients présentaient encore des problèmes physiques comme de la fatigue, une faiblesse musculaire, ou des douleurs articulaires. Parmi ces patients, 26,2 % ont signalé des symptômes mentaux, tels que la dépression ou des troubles de stress post-traumatiques, et 16,2 % ont indiqué des déclins cognitifs. Plus de la moitié de ceux qui avaient un emploi étaient toujours en congé maladie. Selon les auteurs, ces résultats « montrent l'importance d'une surveillance à long terme des effets du CoVid-19 ».

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Les niveaux de méthane atmosphérique n’ont jamais été si élevés

Selon les dernière données de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) aux États-Unis, les niveaux de méthane atmosphérique n’ont jamais été si élevés. La pollution au méthane est préoccupante car ce gaz à effet de serre est 80 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Avant la révolution industrielle, le méthane atmosphérique atteignait les 700 ppb (partie par milliard). L’année 2020 a battu des records avec un niveau de méthane atmosphérique situé à 1.900 ppb. Ces émissions proviennent essentiellement de l’exploitation des énergies fossiles et de l’agriculture. Néanmoins, les 2/5ème de ces émissions sont aussi en provenance de sources naturelles : les marécages tropicaux et les zones humides, soit par un phénomène de rétroaction positive, soit à travers les émissions de méthane qui aggravent le réchauffement climatique(... et le réchauffement climatique provoque encore plus de libération de méthane).

Les traces de la plus puissante tempête solaire

Enfin, selon une étude parue dans la revue « Nature Communications », il y a 9.200 ans, une éruption solaire géante a frappé la Terre. Lors des tempêtes solaires, le Soleil expulse de grandes quantités de particules énergétiques qui interagissent avec l’atmosphère terrestre. Ce phénomène produit des isotopes radioactifs, tel que le béryllium 10 et le chlore 36, qui se conservent dans la glace. Une équipe suédoise a analysé des carottes de l’Antarctique et du Groenland. Ils ont découvert l’un des plus grands pics de production de ces isotopes, très probablement produit par une éruption solaire, la plus puissante jamais découverte. Si une telle éruption avait lieu aujourd’hui, elle produirait une panne de courant généralisée. Ce qui inquiète les chercheurs, c’est que contrairement à ce que nous pensions, cela s’est produit lors d’une phase les plus calmes du cycle solaire. Cette étude confirme que ces évènements sont imprévisibles et qu’ils sont "une menace jusqu'ici sous-estimée pour notre société".

À lire aussi : Eruptions solaires : attention ça va couper

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production