La planète Terre, il y a 600 millions d'années après la période Cryogénien.
La planète Terre, il y a 600 millions d'années après la période Cryogénien. ©Getty - Walter Myers/Stocktrek Images
La planète Terre, il y a 600 millions d'années après la période Cryogénien. ©Getty - Walter Myers/Stocktrek Images
La planète Terre, il y a 600 millions d'années après la période Cryogénien. ©Getty - Walter Myers/Stocktrek Images
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Une grande étude de modélisation climatique sur 2 millions d'années, et autres actualités scientifiques.

On commence ce journal avec une étude parue dans la revue Nature qui montre combien le climat à façonner l’histoire humaine.

L’idée que le climat ait influencé les migrations humaines et l’histoire de notre évolution n'est pas nouvelle. Toutefois, avec cette étude, nous avons un modèle climatique qui s'étale sur 2 millions d’années et à l’échelle du globe. Des chercheurs américains ont mené ce grand travail de modélisation climatique avec un supercalculateur. Ils se sont appuyés sur les mouvements de la Terre pour travailler sur les variations de température et d’humidité au cours des deux derniers millions d’années, puisqu’on sait que ces deux paramètres vont avoir un grand impact sur les types de paysage. Puis, ils ont corrélé leur cartographie avec les données que nous avons sur la présence des Hominidés, la position des sites ainsi que les données génétiques entre les différentes espèces humaines. Ils en déduisent que les variations climatiques ont eu un impact sur la dispersion des Hominidés, et surtout sur l’émergence d’Homo sapiens en Afrique.

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S'il est question de la grande adaptabilité de notre espèce face au changement climatique, on peut aussi rappeler qu’il s’agit là de variations qui s’étendent sur des millénaires, contrairement à l’actuel dérèglement climatique qui est dix fois plus rapide.

Marie-Hélène Moncel est directrice de recherche au CNRS dans l'unité "Histoire naturelle de l'homme préhistorique" au Muséum national d'histoire naturelle.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Marie Helene Moncel

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Enquête sur une nouvelle forme d'hépatite

L’Organisation Mondiale de la Santé enquête sur une nouvelle forme d'hépatite qui touche principalement les enfants.  
Le 5 avril, le Royaume-Uni a signalé dix cas d’hépatite grave. Trois jours plus tard, le pays recensait 74 cas. Des cas ont aussi été déclarés en Irlande et en Espagne. Cette nouvelle forme d’hépatite touche les enfants de moins de 10 ans en bonne santé. Les symptômes comprennent jaunisse, diarrhée, vomissements et douleurs abdominales. Il n’y a, pour l'heure, aucun décès mais six patients ont dû recevoir une transplantation du foie. Les tests de laboratoire ont exclu les virus connus de l'hépatite (A, B, C, E et D). Pour l’instant, son origine est inconnue. Des tests toxicologiques, virologiques et microbiologiques supplémentaires sont en cours.

"La durée de vie est inversement proportionnelle au taux de mutations génétiques "

Selon une étude parue dans la revue Nature, plus une espèce vit longtemps, plus le rythme de ses mutations génétiques est lent.

Une équipe britannique a séquencé des cellules intestinales de 56 animaux soit 16 espèces, très différentes tant en termes de masse corporelle que de durée de vie : humains, girafes, lions et l’indestructible rat-taupe-nu. Les chercheurs ont ainsi quantifié le nombre de mutations génétiques acquises par chaque espèce au cours de son existence. Il en ressort que toute les espèces ont un taux de mutations génétiques similaire, mais que la vitesse à laquelle elles apparaissent déterminerait la durée de vie. Par exemple, les cellules d’un être humain - pour une durée de vie moyenne de 83 ans - connaissent en moyenne 47 mutations par an. Quant aux cellules de souris, elles en subissent 796 par an, pour une espérance de vie de 3 ans.

La pierre la plus chaude du monde

Selon une étude parue dans la revue Earth and Planetary Science Letters, nous avons identifié la pierre la plus chaude de notre planète.

Il s’agit d’une roche (un verre d’impact de la taille d’une main) découverte en 2011 dans le cratère de Mistastin au Canada, un cratère provoqué par une météorite il y a environ 36 millions d'années. Des chercheurs américains ont analysé les zircons de la roche et d’autres échantillons du site ; les zircons sont des minéraux qui cristallisent à haute température. Ils confirment que cette roche s’est formée lors de l’impact à des températures records, qui atteignent les 2.370°C. Selon les auteurs, au moment du choc, la roche a non seulement fondu mais la pression était telle qu’elle a aussi été vaporisée.

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