Acrylamide, modèle moléculaire. L'acrylamide est utilisé pour la production de polyacrylamide
Acrylamide, modèle moléculaire. L'acrylamide est utilisé pour la production de polyacrylamide
Acrylamide, modèle moléculaire. L'acrylamide est utilisé pour la production de polyacrylamide ©Getty - LAGUNA DESIGN
Acrylamide, modèle moléculaire. L'acrylamide est utilisé pour la production de polyacrylamide ©Getty - LAGUNA DESIGN
Acrylamide, modèle moléculaire. L'acrylamide est utilisé pour la production de polyacrylamide ©Getty - LAGUNA DESIGN
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Résumé

Une innovation pour résoudre le problème de non dégradabilité du plastique, et autres actualités scientifiques.

En savoir plus

Une étude parue ce matin dans la revue Nature Communications décrit l'invention d’un nouveau polymère dégradable.

Une équipe française s’est intéressée à un polymère bien connu des industriels : le polyacrylamide. Ce n’est peut-être pas le polymère le plus connu du grand public, mais il est extrêmement utilisé dans différents secteurs industriels comme la récupération du pétrole, le traitement des eaux, le reconditionnement des sols, la fabrication du papier et même en cosmétique. Le gros problème des polymères et des plastiques en général réside dans leur non-dégradabilité. Ces chercheurs ont voulu les rendre dégradables et ont mis le doigt sur un système de copolymérisation un peu particulier qui permet une dégradation très rapide, ce qui n’avait jamais été montré auparavant. Quand on le solubilise dans l’eau, ce type de polymère peut être soit hydrophile soit hydrophobe, en jouant sur la température. Au contact de l’eau, il se dégrade en un temps record, c'est-à-dire en quelques jours seulement. En une semaine, il se dégrade à plus de 70%. Les applications sont nombreuses pour le biomédical et pour la nanomédecine.

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Julien Nicolas est directeur de chercheur CNRS de l’Institut Galien Paris-Saclay. Il est l’auteur principal de cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Julien Nicolas

2 min

Variole du singe : vacciner les cas contacts

Face aux nouveaux cas de variole du singe, de nombreux pays, dont la France, envisagent de vacciner les cas contacts.

C'est l'annonce faite par la Haute Autorité de Santé Française cet après-midi. Seuls trois cas ont été repérés en France, mais l’on s’attend à voir ce chiffre augmenter dans les prochaines semaines. Des vaccins contre la variole classique sont disponibles. Ils sont efficaces à 85% pour protéger de la variole du singe s’ils sont injectés dans les 4 à 14 jours après un contact à risque (le temps d’incubation de la maladie étant très long). Ces vaccins sont recommandés pour le personnel soignant ou les proches des patients. Cette stratégie vaccinale devrait aussi être adoptée en Espagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis d’après l’annonce du CDC américain qui a été faite hier. Néanmoins, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies affirme que « pour la population en général, la probabilité de contagion est très faible ».

Tedros Adhanom Ghebreyesus, un second mandat à l'OMS

La réélection de Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, devrait avoir lieu aujourd’hui. Il n’y avait aucun autre candidat à sa succession. Le premier africain à diriger l’OMS est connu pour avoir dénoncé « l’apartheid vaccinal » et pour avoir défendu la levée des brevets sur les vaccins. Il a également été vivement critiqué pour sa gestion et sa lenteur lors de la pandémie de CoVid-19. L’éthiopien de 57 ans, prénommé « Docteur Tedros », devrait donc être réélu pour un second mandat de 5 ans à la tête de l’institution onusienne.

Du parachutisme chez les salamandres

Enfin, une étude parue dans Current Biology détaille les étonnantes capacités de parachutisme des salamandres.

Une espèce de salamandre vit dans les canopées des séquoias de Californie, à 60 mètres de hauteur. Ce petit amphibien de quelques grammes se déplace en sautant de branche en branche. Des chercheurs américains ont voulu mieux comprendre leurs aptitudes aériennes. Pour éviter de les faire tomber d’un arbre, ils les ont placés dans un simulateur de chute libre, une soufflerie miniature, et les ont filmés au ralenti. La vidéo ci-dessous vous montre que les salamandres étendent leurs pattes et leurs orteils à l’horizontal. Elles utilisent leur queue comme un gouvernail pour contrôler leur chute et prennent automatiquement une posture de parachutiste.

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Références

L'équipe

Natacha Triou
Production