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. ©Getty - Toshe Ognjanov / EyeEm
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Une enquête dans le journal "Le Monde" décortique les raisons du grand gaspillage des doses de vaccins, et autres actualités scientifiques.

Une enquête parue ce matin dans le journal Le Monde révèle l’ampleur du gaspillage des vaccins contre le CoVid-19.

Selon cette enquête, le gâchis est beaucoup plus important qu’on ne le pense. Le bilan total est loin d’être chiffré, mais on a déjà un bilan assez affolant pour ce qui est des péremptions au sein des stocks des pays riches. Selon le bilan de "Airfinity", une société d’analyse de données de santé, on compte 240 millions de doses de vaccins qui ont fini à la poubelle dans les pays riches, ou plus exactement à l’incinérateur. Toutefois, le bilan mondial de ce gaspillage est peut-être deux fois plus élevé, car les pays du Nord se sont défaits de millions de doses de vaccins à l’automne et ce, parfois juste avant que ces vaccins ne se périment. En conséquence, de nombreuses destructions ont eu lieu dans les pays bénéficiaires de ces dons, lesquels n’ont pas pu organiser de campagnes de vaccination suffisamment rapides. Plus de 500 millions de doses de vaccins sont peut-être déjà périmées.

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Lise Barnéoud est journaliste scientifique indépendante. Elle a mené cette enquête.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Lise Barneaoud

2 min

CoVid-19 : bientôt un taux de contaminations record en Angleterre ?

Le Royaume Uni s’approche d’un taux de contamination de CoVid-19 historique.

Selon le dernier bilan du Bureau des Statistiques Nationales du Royaume-Uni, 4,26 millions de britanniques étaient contaminés par le SARS-CoV-2 la semaine dernière, ce qui équivaut à une personne sur seize. On s’approche donc du niveau record des 4,3 millions d’infections de la première semaine de janvier 2022 : "Dans toute l'Angleterre, les infections ont augmenté dans toutes les régions et dans tous les groupes d'âge, notamment les plus de 50 ans". Ces chiffres  s’expliquent en partie par la forte contagiosité du variant BA.2.

Voie lactée : une nouvelle histoire de sa formation

Une étude parue dans la revue "Nature" propose une nouvelle histoire de la formation de la Voie lactée.

Une équipe suédoise a combiné les données astrométriques du satellite Gaia de l'ESA et les données astrochimiques du grand télescope chinois Lamost. Les chercheurs ont ainsi recalculé avec précision les âges de 250.000 étoiles de notre galaxie, un âge que l’on peut obtenir avec la luminosité et la métallicité d'une étoile. Les chercheurs se sont concentrés sur des sous-géantes dans différentes régions de notre galaxie : le disque fin et le disque épais. Il se trouve que le disque épais est beaucoup plus ancien qu’on ne le pensait puisqu'il aurait commencé à se former il y a 13 milliards d'années, soit 2 milliards d'années plus tôt que prévu, et seulement 0,8 milliard d'années après le Big Bang.

L'empreinte carbone des babyboomers

Enfin, selon une étude parue dans Nature Climate Change, les baby-boomers ont une empreinte climatique plus forte que les autres générations.

Cette équipe internationale a regardé l'empreinte de gaz à effet de serre de la consommation des ménages, entre 2005 et 2015, dans 32 pays riches et dans toutes les tranches d'âge. Si toutes les tranches d’âge ont réduit leurs émissions sur ce laps de temps (3,7 tonnes pour les moins de 30 ans, et 2,7 tonnes pour les 30-44 ans), seuls les plus de 60 ans ont à peine baissé leur empreinte carbone. Selon les auteurs, les habitudes de consommation des seniors sont plus rigides. En effet, ils seraient à l'origine de 33% des émissions de gaz à effet de serre. Au cours de la dernière décennie, les personnes âgées jouent un rôle de premier plan dans l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

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