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. ©Getty - Kelly Cheng
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L'étendue de la banquise Antarctique a atteint les 1,9 million de km², son plus bas niveau jamais enregistré, et autres actualités scientifiques.

Voici une étude parue hier dans la revue Advances in Atmospheric Sciences sur la fonte record de la banquise autour de l'Antarctique.

Il y a quelques semaines dans ce journal, on vous annonçait des températures record en Antarctique, avec plus de 40°C au-dessus de la normale saisonnière. Cette étude concerne la glace de mer, c’est-à-dire la mer qui gèle (la banquise) autour de l’Antarctique. C’est quelque chose qui est très variable d’une année sur l’autre mais jusqu'en 2014, on avait l’impression que cette glace de mer augmentait pendant l’été, d’un été à l’autre. Or, depuis 2014-2015, il semble y avoir une décrue. Cette année, au 25 février, on a atteint le minimum jamais observé pour la glace de mer Antarctique et ce, depuis le début des enregistrements en 1978. L’équipe chinoise, qui s’est appuyée sur les données satellites, tente dans ce papier de comprendre quelles sont les raisons d’une telle diminution. Cette fonte record serait liée à la « thermodynamique ».

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Catherine Ritz est glaciologue et directrice de recherche CNRS à l’institut des géosciences de l’environnement à Grenoble.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Catherine Ritz

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Cancer du foie : vers une thérapie par ultrasons ?

Une étude parue dans la revue Cancers présente une nouvelle méthode pour éradiquer le cancer du foie grâce à des ultrasons.

Des chercheurs américains ont testé cette technique sur 11 rats porteurs de tumeurs au foie. Le principe est celui de l’histotripsie, c’est-à-dire qu’un transducteur à ultrasons cible les cellules cancéreuses, perturbées puis détruites par ses vibrations. Neuf rats sur onze ont bien supporté le traitement. Douze semaines plus tard, ils présentaient une régression tumorale sans métastases ni signe de récidive. De plus, le système immunitaire semble avoir été stimulé, puisque l’on a aussi détecté une augmentation des lymphocytes T. Ce traitement non invasif est actuellement à l’essai chez l’être humain. Les premiers résultats de cet essai clinique sont attendus d’ici mi-2023.

Virus Hendra : un nouveau variant détecté

Une étude parue dans la revue Emerging Infectious Diseases décrit la découverte d’un nouveau variant du virus Hendra.

Cet agent pathogène zoonotique peut se transmettre des chauves-souris aux chevaux, puis (bien que rarement) des chevaux aux humains. Le taux de survie est faible et nous avons jusqu’à présent peu d’option thérapeutique face à ce virus, ni aucune thérapie par anticorps. Des chercheurs australiens ont analysé plus de 6.000 échantillons d’urine de renards volants à tête grise et noire, une espèce de chauve-souris australienne. Dix de ces échantillons présentaient un nouveau variant du virus Hendra, baptisé HeV-g2. Selon les auteurs, il pourrait déjà être répandu et les renards volants constituent donc un réservoir viral qu’il est important de surveiller.

Vers l'exploration d'Uranus et d'Encelade

Enfin, The National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine a publié hier son rapport décennal, un rapport qui identifie tous les 10 ans les priorités des sciences planétaires.

Tous les 10 ans, ce rapport apporte des recommandations aux agences gouvernementales, telles que la NASA, qui financent ces projets. Selon ce rapport, intitulé Origins, Worlds, and Life, nous devons nous diriger vers l’exploration d’Uranus pour 2022-2023. De fait, la géante glacée n’a jamais été explorée. Les experts recommandent donc le lancement pour 2030 d’une sonde : «  l'Uranus Orbiter and Probe ». De plus, ils parlent d'une seconde mission de haute priorité : l’étude d’Encelade, la lune de Saturne, avec le lancement d’ici 2040 de « l'Encelade Orbi-Lander ». Il s'agit d'une sonde et d'un atterrisseur qui étudieront son atmosphère et qui collecteront, sur place, des échantillons des panaches de vapeur qui jaillissent à sa surface.

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