Vers la résolution du paradoxe de l’information ?

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. ©Getty - NASA
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Une piste pour résoudre ce casse-tête de physicien, et autres actualités scientifiques.

Une étude parue dans la revue Physics Letters B propose une voie pour résoudre le paradoxe de l’information de Stephen Hawking.

Dans toutes nos théories physiques, il y a un principe de base fondamental qui est celui de la conservation de l’information. Or, dans le cas des trous noirs, ce n’est pas si évident. Une des prédictions de la relativité générale est que toute information - toute matière, toute énergie - qui tombe à l’intérieur, chute dans ce qu’on appelle la « singularité ». Si vous prenez un livre et que vous le jetez dans un trou noir, il tombe et reste dans cette singularité. Pourtant, une question subsiste : où l’information contenue dans ce livre est-elle passée ? En 1976, Stephen Hawking a mis en évidence le fait que, lorsqu’on prend en comptes les effets quantiques, un trou noir s'évapore très lentement : il perd de l’énergie sous forme de radiation et c'est ce que désigne le fameux "rayonnement Hawking". Un jour, il va disparaitre, et avec lui, cette singularité et l’information qui aurait pu y être cachée. Or, c’est totalement incompatible avec les lois de la physique. Dans cet article, un duo de physiciens propose une piste pour résoudre ce paradoxe.

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Alejandro Perez est enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université au centre de physique théorique.

La Méthode scientifique
58 min

CoVid-19 : l'OMS critique la levée des restrictions en Europe

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la levée des restrictions contre le CoVid-19 en Europe est trop « brutale ».

Hier, l’OMS s’est déclarée « vigilante » sur la situation épidémique en Europe, tout en restant néanmoins « optimiste ». Dans de nombreux pays, la fin de la plupart des mesures barrières s’accompagne d’une augmentation des contaminations. Le nombre de nouveaux cas positifs est à la hausse dans 18 pays, notamment en France, en Angleterre, en Allemagne, en Irlande, en Grèce et en Italie. Ce sont peut-être là les effets du sous variant BA. 2, le sous-variant d’Omicron, qui paraît être plus contagieux. En France, le ministre de la santé a annoncé lundi que le nombre d’hospitalisations ne baissait plus.

La grande barrière de corail en péril

La grande barrière de corail a de nouveau été victime d’un épisode de blanchissement "généralisé".

Selon les autorités australiennes, "le blanchissement a été détecté dans l'ensemble du parc marin", lequel s’étend sur 2.300 kilomètres. Cette décoloration est provoquée par un stress thermique et par la hausse des températures océaniques. Lorsque ce phénomène se répète, cela entraîne la mort du corail sur de vastes surfaces. La survie du plus grand récif corallien du monde est donc en jeu. Depuis lundi, les experts de l’UNESCO inspectent le site. Un rapport à ce sujet devrait être publié en juin. Il se peut que la grande barrière de corail rejoigne la liste du patrimoine mondial en péril, et ses 52 sites répertoriés.

La Méthode scientifique
58 min

Le vocabulaire des orangs-outans

Enfin, selon une étude parue hier dans la revue  Nature Ecology and Evolution, le vocabulaire des orangs-outans dépend de leurs interactions sociales.

Cette équipe canadienne a découvert que les paramètres sociaux façonnent la production vocale chez ces grands singes. Des chercheurs ont collecté la plus grande base de données de vocalisation de 70 primates, répartis en six groupes, dans les forêts de Bornéo et de Sumatra. Lorsqu’ils vivent dans de grands groupes, les primates expérimentent plus de phénotypes vocaux, mais ils les abandonnent rapidement. Parallèlement, les orangs-outans qui vivent dans de plus petits groupes expérimentent moins de sons, mais utilisent en réalité un répertoire plus riche. Selon les auteurs, les singes sont dotés, comme les humains, de « personnalités vocales ».

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