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. ©Getty - The Good Brigade
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Une étude qui enquête sur les facteurs épigénétiques de la douleur chronique chez les afro-américains, et autres actualités scientifiques.

Selon une étude parue dans la revue Neurobiology of pain, la discrimination raciale aurait peut-être une influence sur l’épigénome.

Aux Etats-Unis, il y a ce qu’on appelle un "health gap", c'est-à-dire un écart de santé entre les personnes de différentes couleurs de peau, avec des problèmes de santé qui sont spécifiques aux afro-américains. On peut notamment évoquer un nombre plus important de maladies métaboliques ou cardiovasculaires, mais aussi plus de maux de dos chroniques. Cette équipe américaine a voulu voir si cela pouvait être lié à des facteurs psycho-sociaux. En effet, les populations afro-américaines étant généralement soumises à plus de discriminations raciales et plus de stress psycho-social en général. Les chercheurs ont donc comparé l’épigénome d’une petite cohorte, qui comptait une quarantaine de participants, qui se déclarent eux-mêmes de couleur noire de peau ou blanche et qui souffrent de mal de dos, ou pas pour le groupe contrôle. Selon les auteurs, des facteurs épigénétiques pourraient expliquer cette différence de prévalence. Chez les personnes qui souffrent de douleurs chroniques, en particulier chez celles qui se déclarent noires de peau, on observe plus de méthylation de l'ADN.

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Raphaëlle Chaix est chercheuse au CNRS au laboratoire d’anthropologie génétique au Musée de l’Homme, à Paris.

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Traité international pour la biodiversité : des négociations toujours en cours

L’ONU peine à établir un accord pour la protection de la biodiversité. A l’heure de la sixième extinction de masse, une conférence internationale sur la biodiversité s’est conclue hier à Genève. Les 195 pays signataires de la Convention sur la diversité biologique ne sont pas parvenus à s’entendre sur un texte, qui devait être adopté à Kunming en Chine en août pour la COP-15. Nous sommes donc encore très loin d’un traité international prêt à être ratifié, dont l’objectif majeur est de protéger 30% des océans et des terres de la planète d'ici 2030. Seule 16% des terres et 7% des océans le sont actuellement. Une réunion de négociation supplémentaire devrait avoir lieu au Kenya à partir du 21 juin.

Des volcans de glace sur Pluton

Selon une étude parue hier dans la revue Nature Communications, il y a eu des volcans de glaces sur Pluton.

Selon cette étude, ces volcans crachaient non pas de la lave mais de la glace liquide, et ils seraient peut-être encore actifs aujourd'hui. Grâce aux données de la sonde New Horizons qui a survolé Pluton en 2015, une équipe américaine a mieux compris l’étrange topographie de cette planète naine. Ses immenses champs de glace chaotiques auraient été créés par une intense activité cryovolcanique de plusieurs épisodes et relativement récents. Cela suggère également que, malgré son éloignement, la température interne de Pluton est restée chaude beaucoup plus longtemps qu’on ne le pensait, pour pouvoir alimenter une telle activité géologique.

À lire aussi : La revanche de Pluton
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Les britanniques de l'âge de bronze se sont adaptés à la pénurie de Soleil

Enfin, selon une prépublication parue sur BioRxiv, les britanniques de l'âge de bronze se sont adaptés au manque de luminosité.

Ces chercheurs anglais ont analysé d'un côté de l’ADN ancien vieux de 4.500 ans appartenant à 529 britanniques, et de l'autre le génome de 98 participants contemporains. Grâce à une nouvelle méthode d'analyse de l'ADN, ils ont découvert des variants génétiques qui pourraient être le signe d’une sélection naturelle : sept régions du génome sont presque toutes liées à une augmentation des niveaux de vitamine D ou de calcium. Le manque de Soleil a entraîné des adaptations génétiques, et pour augmenter la production de vitamine D, a encouragé une sélection naturelle pour une pigmentation vers une peau plus pâle.

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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Production