Cette vue d'artiste montre NGP-190387, une galaxie poussiéreuse à formation d'étoiles à 12 milliards d'années lumière de nous.
Cette vue d'artiste montre NGP-190387, une galaxie poussiéreuse à formation d'étoiles à 12 milliards d'années lumière de nous. - ESO/M. Kornmesser
Cette vue d'artiste montre NGP-190387, une galaxie poussiéreuse à formation d'étoiles à 12 milliards d'années lumière de nous. - ESO/M. Kornmesser
Cette vue d'artiste montre NGP-190387, une galaxie poussiéreuse à formation d'étoiles à 12 milliards d'années lumière de nous. - ESO/M. Kornmesser
Publicité

Un élément présent très tôt dans l’histoire de l’Univers, la mécanique des cils ; et autres actualités scientifiques de la semaine

La première détection de fluor dans une galaxie très lointaine

Une étude parue hier dans la revue "Nature Astronomy" décrit la première détection de fluor dans une galaxie très lointaine. Le fluor correspond à un élément un peu mystérieux : on ne sait pas précisément dans quel type d’étoiles il s’est formé. Grâce à cette étude, on peut retracer l’origine de cet élément, que l’on retrouve dans nos os et dans nos tubes de dentifrice. 

Avec le réseau d’antennes ALMA, dans le désert de l’Atacama au Chili, une équipe internationale a observé une galaxie très lointaine et très lumineuse dans l'infrarouge : la galaxie NGP 19.03.87, située à 12 milliards d’années-lumière de nous. Autrement dit, on voit cette galaxie telle qu’elle était un milliard et demi d’années après le Big Bang. C'est d'ailleurs complétement par hasard que les chercheurs ont détecté ce fluor, sous forme de fluorure d’hydrogène. C’est la première fois que l’on observe cet élément si loin, au-delà de la Voie lactée et si tôt dans l’histoire de l’Univers. 

Publicité

Maximilien Franco est post-doctorant à l'Université de Hertfordshire en Angleterre. Il a dirigé cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Maximilien Franco

2 min

La haute sensibilité des cils aux particules environnantes

Un vendredi sur deux désormais, nous mettons en avant une étude sortie des laboratoires Français. 

Une étude parue dans la revue "PNAS" a mesuré la sensibilité des cils aux particules environnantes. Pour la plupart des animaux et des micro-organismes, les cils sont des acteurs clés pour nos sens. Les systèmes ciliés sont très répandus chez les êtres vivants : les paramécies, par exemple, sont des êtres unicellulaires dont le corps est entièrement recouvert de cils avec lesquels elles nagent. On sait que ces micro-capteurs sont extrêmement sensibles et cette équipe française a voulu savoir jusqu’à quel point. Au départ, les chercheurs ont travaillé sur le rôle des papilles filiformes présentes sur la surface de la langue, qui détectent des variations infimes dans une émulsion. Puis, ils se sont intéressés aux systèmes ciliés et à la mécanique des cils. Ils ont ainsi créé un cil artificiel. Selon leur résultat, les cils peuvent détecter des particules aussi petites que leur diamètre.

Alexis Prévost est directeur de recherche au CNRS au laboratoire Jean Perrin à Sorbonne Université. Il a dirigé cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Alexis PREVOST

2 min

En bref

- Coraux : en Australie, le blanchissement a atteint 98 % de la Grande Barrière

- Les cas de cancer du col de l'utérus chutent de près de 90% dans la génération vaccinée contre le papillomavirus

- La symétrie, inscrite dans le cerveau des primates ?

- La découverte du crâne d'un nourrisson Homo Naledi suggère qu'ils ont enterré leurs morts

Improbablologie : Pourquoi les humains ont-ils des poils aux fesses ?

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Production