Produits phytopharmaceutiques : une contamination généralisée / Les régimes alimentaires du futur

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Une expertise sur les impacts sur la biodiversité de cette pollution, et autres actualités scientifiques et science-fictionnesques de la semaine.

Produits phytopharmaceutiques : une contamination généralisée

Hier, l’INRAE et l’Ifremer ont rendu leur conclusion d’expertise sur la pollution aux produits phytopharmaceutiques. Ces produits correspondent à ceux commercialisés pour protéger les cultures de différents ravageurs (insectes nuisibles ou mauvaises herbes). Cette expertise scientifique collective est un travail important réunissant 45 chercheurs qui ont analysé plus de 4.000 articles scientifiques à ce sujet. La dernière expertise remonte à 2005, et celle-ci est beaucoup plus vaste : elle s’attache à tous les milieux, y compris marins, à la France métropolitaine et à la France d’outre-mer. Leur analyse montre que tous les types de milieu, terrestres comme aquatiques, sont contaminés par ces produits. La contamination est bien sûr plus importante dans les parcelles traitées (dans les sols, les cours d’eau voisins et dans l’air), mais on la retrouve aussi dans des zones très reculées, jusque dans les profondeurs océaniques et les zones polaires.

Laure Mamy est directrice de recherche à l’INRAE. Elle est l’une des pilotes scientifiques de cette expertise.

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L'impact environnemental des régimes alimentaires du futur

Selon une étude parue dans la revue Nature Food, les régimes alimentaires du futur pourraient drastiquement faire baisser les émissions de gaz à effet de serre.

A l’heure actuelle, la production agricole représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre. De plus, si on élargit et que l'on regarde l’ensemble de la chaine de production, les systèmes alimentaires contribuent à presque un tiers des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Puisqu’il faut clairement changer la façon dont on produit et dont on consomme, des chercheurs finlandais ont évalué l’impact environnemental de trois régimes alimentaires optimisés : un régime omnivore, un régime vegan et un régime fondé sur ce que les auteurs appellent « les aliments du futur ». Ceux-ci sont basés sur la culture cellulaire (de viande et de lait), les protéines issues de bactéries ou de champignons, les insectes, la spiruline et les algues. Les chercheurs ont comparé ces trois régimes aux régimes alimentaires traditionnels en Europe en prenant en compte trois critères environnementaux : les émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte terre (l’utilisation des terres) et l’empreinte eau.

Thomas Nesme est chercheur et professeur en agronomie à Bordeaux Sciences Agro et chercheur pour l’INRAE.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS 1 Thomas Nesme

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