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. ©Getty - Roger Sutcliffe
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La découverte d’une tension électrique à l’extérieur de la membrane des cellules, une alternative à l’oxyde d’indium pour l’optoélectronique ; et autres actualités scientifiques de la semaine

Les globules rouges agissent comme de microélectrodes

Une étude parue dans "Scientific Reports" présente une découverte : les globules rouges agissent comme de microélectrodes. On sait depuis longtemps que les globules rouges génèrent une tension électrique mais jusqu’à présent, on pensait que cette tension était contenue à l’intérieur de la cellule… A l’issue de différentes expériences, une équipe britannique présente le rôle du "potentiel de membrane", qui correspond à la différence électrique entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule, soit la différence de charge des deux côtés de la membrane. Ce papier montre que contrairement à ce que l’on pensait, ce potentiel de membrane n’est pas seulement restreint à la membrane et on peut aussi le détecter autour. Les globules rouges agissent donc comme de minuscules émetteurs qui modifient électriquement leur environnement. De plus, ce potentiel de membrane semble se synchroniser avec le rythme circadien, l’horloge interne du corps humain, qui régit certains processus physiologiques.

En savoir plus : Sang pour sang
59 min

Leïla Perié est chercheur CNRS. Elle dirige une équipe qui étudie l’immunologie et l’hématologie à l’institut Curie.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Leila Perié

2 min

Un nouveau dispositif de conducteurs transparents

Un vendredi sur deux nous mettons en avant une étude française, fraîchement sortie de nos laboratoires. Aujourd’hui une étude parue dans la revue "Advanced Functional Materials" décrit la création d’un nouveau dispositif de conducteurs transparents.

Dans tous les écrans plats de télé, dans les écrans tactiles et dans les cellules solaires photovoltaïques : vous trouvez des conducteurs transparents à base d’oxyde d’indium dopé à l’étain. C’est l’un des matériaux les plus utilisés dans le domaine de l’optoélectronique. Toutefois, il y présente un problème : l’oxyde d’indium est un matériau très rare dans la croûte terrestre, il n’existe pas de mines d’indium, il est difficile à extraire et il risque de s’épuiser d’ici une dizaine d’années. On cherche donc des alternatives. Une équipe française s’est tournée vers l’oxyde à base de vanadium, qu’on appelle du "vanadate". En 2016, une étude montrait que ces oxydes ont les mêmes propriétés de conduction électrique et de transparence optique que l’oxyde d’indium. Ces chercheurs ont donc créé un nouveau dispositif viable pour l’industrialisation.

Valérie Demange est chargée de recherche CNRS  à l'Institut des sciences chimiques de Rennes. Elle est d'ailleurs la co-autrice de cette étude. 

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Valerie Demange

1 min

En bref

- Etude sur le rôle des “céramides” dans l’infection par le SARS-CoV-2 qui pourraient constituer un biomarqueur de sévérité et une cible thérapeutique dans la prise en charge de la CoVid-19

- La montée des eaux menace 500 millions à un milliard de personnes dans le monde, selon une nouvelle étude 

- Après Mars, les Émirats arabes unis préparent une nouvelle mission vers Vénus et la ceinture d'astéroïdes ! 

- Les serpents ont commencé à manger des oiseaux et des mammifères après l'extinction des dinosaures 

- Improbabologie : Les vers ronds font fondre leurs organes pour gicler du lait de leurs vulves pour leurs petits

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Production