.
.
. ©Getty - krisanapong detraphiphat
. ©Getty - krisanapong detraphiphat
. ©Getty - krisanapong detraphiphat
Publicité
Résumé

Des différences entre les sexes dans les résultats des essais cliniques en cancérologie, la détection de 30 exocomètes, et autres actualités scientifiques de la semaine.

En savoir plus

Traitement anticancéreux : des effets indésirables graves plus fréquents chez les femmes

Selon une étude parue dans la revue Journal of Clinical Oncology, en cancérologie, les femmes sont plus touchées que les hommes par les effets indésirables graves des traitements.

Une équipe américaine a analysé les dossiers médicaux des participants de 202 essais cliniques sur des traitements anticancéreux : chimiothérapie, thérapie ciblée et immunothérapie, pour des cancers de tous types excepté les cancers du sein ou de la prostate qui ont été exclus de cet examen. Cela représente une large cohorte : en tout, ce sont près de 23.300 patients, avec seulement 8.838 patientes soit 38% de femmes. Selon leur analyse, les femmes présentent un risque accru de 34% de connaitre des effets secondaires graves par rapport aux hommes (séquelles indésirables de classe III).  34% de surrisque est un chiffre considérable. L’étude ne fournit pas d’explications sur une telle différence  mais interroge la façon dont sont menés ces essais cliniques…

Publicité

François Eisinger est médecin interne au centre de lutte contre le cancer à l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille. Il fait partie du comité d’éthique de l’Inserm et est membre du Haut Conseil de Santé Publique.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS François Eisinger

2 min

La détection de 30 exocomètes

Selon une étude parue hier dans la revue Scientific Reports, nous avons détecté 30 exocomètes, qui orbitent autour de l’étoile Beta Pictoris. Ce système planétaire est bien connu des astronomes. Beta Pictoris est une étoile très jeune de 20 millions d’années ; à échelle astronomique, c’est un système planétaire qui vient de sortir de la maternité. C’est une étoile qui est très proche de nous puisqu'elle est située à 63 années-lumière ; c’est un peu la banlieue du système solaire et on peut donc l’observer facilement. En 1987, bien avant la détection de la première exoplanète, nous avons détecté dans ce système une exocomète. Aujourd’hui, les chercheurs du CNRS viennent d’en détecter 30 et ont été capables de mesurer la taille du noyau cométaire. Alors que la recherche exoplanétaire nous a plutôt habitué à de curieux mondes extrasolaires, il se trouve que, à la grande surprise des chercheurs, les exocomètes sont très similaires aux comètes de notre propre système solaire et qu’elles naissent probablement de la même façon.

Alain Lecavallier des Etangs est chercheur CNRS à l'Institut d'astrophysique de Paris et auteur principal de cette étude.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Alain Lecavalier des etangs

2 min

En bref

- Cycle de l’eau douce : une nouvelle limite planétaire est franchie

- La dégradation des terres affecte la moitié de la population mondiale

- Le James Webb de la NASA est prêt pour la mise en service de l'instrument

Improbabologie : La trajectoire du projectile des excréments du pingouin et la pression rectale revisitées

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production