La communauté internationale s’est engagée à atteindre 30% de zones marines protégées à l’horizon 2030.
La communauté internationale s’est engagée à atteindre 30% de zones marines protégées à l’horizon 2030. ©Getty - A. Martin UW Photography
La communauté internationale s’est engagée à atteindre 30% de zones marines protégées à l’horizon 2030. ©Getty - A. Martin UW Photography
La communauté internationale s’est engagée à atteindre 30% de zones marines protégées à l’horizon 2030. ©Getty - A. Martin UW Photography
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Mais cet effet n'est visible que pour des niveaux de protection des aires très élevés. Dans le reste de l'actualité scientifique, l’espérance de vie a diminué depuis le début de la pandémie, la Chine développe son train à sustentation magnétique et les thons se frottent aux requins.

Ce sont des zones délimitées en mer. Elles n’ont pas de définition internationalement reconnue, mais l’objectif principal est la conservation de la biodiversité.

La communauté internationale s’est engagée à atteindre 30 % de zones marines protégées à l’horizon 2030… Leurs bénéfices écologiques sont assez bien documentés… Donc, on sait que cela fonctionne bien pour préserver la biodiversité. En revanche, on ignorait jusqu’à maintenant quels étaient l’ensemble de leurs effets. Et puisque cette solution est souvent brandie pour pallier les effets du climat futur, il fallait l’étudier.

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Seulement les données sont très éparses. Alors, ces chercheurs ont fait une méta-analyse, une analyse des 22.000 études disponibles sur les aires marines protégées… Englobant tout mécanisme permettant l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. C’est la première fois qu'on les évalue de manière globale.

Résultat, les aires marines protégées permettent de lutter contre la plupart des effets du changement climatique documenté par la littérature scientifique, mais seulement lorsque le niveau de protection de ces aires marines est très élevé…

Entretien avec Joachim Claudet, directeur de recherche CNRS au CRIOBE et auteur principal de l’étude.

LES MATINS DE CULTURE - itw joachim claudel JDS alex

1 min

L'espérance de vie chute depuis le début de la pandémie de COVID-19

Il s’agit de la plus grave crise de surmortalité que l’Europe de l’Ouest ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale. L’espérance de vie était en hausse régulière un peu partout dans le monde. Cette étude montre que la COVID-19 l’a fait chuter dans 29 pays.

Elle montre qu’en France, l’espérance de vie a diminué d’un peu plus de six mois entre 2019 et 2020 et a augmenté de cinq, entre 2020 et 2021. En deux ans, l’espérance de vie a décliné de 1,2 mois. C’est un presque retour à la normale chez nous.

Mais si certains pays de l’Ouest ont retrouvé leur niveau prépandémique, ce n’est pas le cas de tout le monde. Aux Etats-Unis par exemple, l'espérance de vie a reculé de 28 mois, un peu plus de deux ans. Les plus forts écarts se trouvent en Europe de l’Est. En Bulgarie, l'espérance de vie a chuté de 43 mois, soit plus de trois ans et demi.

L’étude pointe également que les pays qui ont les plus forts taux de vaccination affichent les meilleures données pour l’espérance de vie. Mais selon les auteurs, une plus faible acceptation de la vaccination n’explique pas à elle seule cette fracture entre l’ouest et l’est de l’Europe, selon les auteurs. Le seul pays européen à surpasser son espérance de vie après deux années de pandémie en hausse est la Norvège, avec près de deux mois supplémentaires.

La Chine annonce avoir testé avec succès le Vactrain, un train à sustentation magnétique

C’est ce qu’on appelle un train Maglev. Il repose sur le même principe que le projet Hyperloop, proposé par Elon Musk en 2013. En théorie, ces trains pourraient circuler à des vitesses supersoniques, de l’ordre de 1500 km/h. Pour cela, le train n’est pas en contact avec les rails, il est en lévitation magnétique, ce qui permet de supprimer la résistance aux frottements. Mais cette technologie ajoute au projet Hyperloop un tube à vide partiel, dans lequel se déplace le train. Cela permet de supprimer la résistance à l’air, et théoriquement d'atteindre une vitesse plus élevée.

Au cours de l’essai, le train aurait atteint la vitesse de 129 km/h sur une distance d’environ deux kilomètres... On est encore loin des 1500 km/h, mais selon l’équipe, il s’agit de la première démonstration réussie.

La Méthode scientifique
58 min

Les thons se servent de requins pour se gratter

C’est une observation étonnante réalisée par des chercheurs australiens. L’objectif initial de cette étude est l’étude des interactions entre poissons et requins en pleine mer. Pour cela, ils ont déployé plus de 6 000 caméras, dans 36 régions différentes, dans les océans pacifique indien et atlantique. Avec à chaque fois 2 à 3 heures de séquences. Et ils montrent que les grands poissons, comme le thon à nageoires jaunes ou le thon rouge, préfèrent se frotter aux requins plutôt qu’aux membres de leurs propres espèces.

Parmi les requins les plus susceptibles d’être raclés par les poissons, on trouve majoritairement les requins bleus. Les auteurs expliquent que la peau des requins est lisse dans un sens et très rugueuse dans l’autre. Donc en se frottant depuis l’arrière de la queue jusqu’à la tête de l’animal, le thon peut ainsi se débarrasser des parasites nuisibles qui s’accrochent à sa peau.

La Méthode scientifique
58 min

Merci à Joachim Claudet pour ses précieuses explications

Pour aller plus loin

L'étude sur les aires marines protégées (One Earth, en anglais)

Les aires marines protégées luttent contre les effets du changement climatique (CNRS)

L’étude sur l’impact de la pandémie de COVID-19 sur l'espérance de vie (Nature Human Behaviour, en anglais)

En Europe, le Covid-19 a entraîné une baisse de l’espérance de vie sans précédent depuis soixante-dix ans (Le Monde)

L’annonce du succès du test du train Maglev (China Daily, en anglais)

La Chine teste avec succès un train à sustentation magnétique dans un tube à vide (Trust My Science)

L’étude sur les thons qui se frottent aux requins (Plos One, en anglais)

Les thons utilisent les requins pour se gratter le dos malgré le risque de se faire manger (New Scientist, en anglais)

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