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. ©Getty - Andrew Brookes
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Résumé

Des niveaux anormalement élevés d'un sous-groupe de protéines sont détectables dans les analyses sanguines 20 ans avant l'apparition des premiers symptômes ; et autres actualités scientifiques.

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Une étude parue dans la revue Nature Aging décrit la découverte de biomarqueurs sanguins de la maladie d’Alzheimer, bien avant l'apparition des symptômes.  C’est une maladie que l’on comprend mal pour le moment et que l’on ne sait toujours pas soigner. L’une des stratégies actuelles est d’essayer de la diagnostiquer au plus tôt, avant que les symptômes et le déclin cognitif ne se développent. Pour cette vaste étude, les chercheurs de l’Université John Hopkins aux Etats-Unis ont d’abord analysé des échantillons de sang prélevés entre 2011 et 2013 sur plus de 4.800 personnes d’âge moyen et avancé. Ils ont ainsi identifié 38 protéines dont les niveaux anormaux étaient associés à un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer dans les 5 ans après la prise de sang. Puis, ils ont analysé plus de 11.000 échantillons sanguins, collectés en 1993 et 1995. Résultats : les niveaux anormaux des 38 protéines identifiées étaient bien associés au développement de la maladie d’Alzheimer, qui s’est manifestée 20 ans après la prise de sang. Selon les auteurs, l’une de ces protéines en particulier (la protéine SVEP1) pourrait être impliquée dans le déclenchement de la maladie. Ces résultats vont non seulement nous aider pour des diagnostics précoces mais en plus, ils ouvrent la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.

À réécouter : Alzheimer : année zéro ?

Les longues heures de travail sont un danger pour la santé 

Si vous travaillez plus de 55 heures par semaine, vous courez un risque sérieux pour votre santé. Selon une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Organisation internationale du travail : travailler 55h par semaine peut provoquer des décès prématurés. Cette étude parue dans la revue Environment International est une méta analyse de plus 2.324 enquêtes transversales et de plus de 1.742 données statistiques du monde entier jusqu’à 2016. Il en sort que les charges de travail trop longues augmentent de 17% les risques de décès dus aux maladies cardiaques et de 35% les morts liées aux AVC. Les longues heures de travail tuent environ 745.000 personnes chaque année. 

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Il y six fois plus d'oiseaux sur Terre que d'humains 

Une étude dans la revue PNAS a chiffré le nombre d'oiseaux sauvages qui vivent sur Terre. Les oiseaux sont beaucoup plus nombreux que les humains. Selon le décompte et les estimations de ces chercheurs allemands, il y a environ 50 milliards d’oiseaux sur notre planète. Pour cette estimation, les chercheurs ont construit un modèle à partir des données de eBird, la plateforme de référencement pour les ornithologues. Ils ont estimé le nombre d’oiseaux mais aussi leur répartition à travers les espèces. Sur les 9.700 espèces d’oiseaux, seules 4 comptent plus d'un milliard d'individus : le moineau domestique, l'étourneau sansonnet d’Europe, le goéland à bec cerclé et l'hirondelle rustique. 

Europe : ses poches d'eau souterraines pourraient abriter la vie

Enfin, selon une étude parue dans la revue JGR Planets, sous la surface d’Europe, la lune de Jupiter, des poches d’eau pourraient abriter la vie. Il y aurait, sous la coquille de glace d’Europe un océan d’eau liquide, à 10 kilomètres de profondeur. Toutefois, les images de la sonde Galileo dans les années 90 ont aussi révélé des lenticules plus près de sa surface : des poches souterraines de forme circulaire, de couleur plus sombre, à seulement 1 kilomètres de profondeur. Une équipe américaine a modélisé ces poches d’eau plus en détail pour mieux comprendre leur évolution. Selon leur modélisation, ses petits pans d’eau peu profonds peuvent rester liquide des dizaines de milliers d'années avant de se recongeler et sont donc des habitats potentiels pour la vie.  

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production