Sanofi : résultats positifs de phase 2 pour son candidat-vaccin contre le Covid-19
Sanofi : résultats positifs de phase 2 pour son candidat-vaccin contre le Covid-19 ©Getty - SOPA Images / Contributeur
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Sanofi : résultats positifs de phase 2 pour son candidat-vaccin. Et autres actualités scientifiques.

Sanofi annonce la réussite des essais cliniques de phase 2 pour son candidat vaccin contre le CoVid-19. On se souvient que Sanofi avait pris du retard après l’échec des essais sur un premier candidat vaccin. Cette fois, le laboratoire pharmaceutique français, en partenariat avec le groupe britannique GSK, semble être en bonne voie. Les résultats intermédiaires de cette étude de phase II menée auprès de 722 volontaires montrent que l'administration de ce vaccin a "induit la production de concentrations élevées d'anticorps neutralisants chez les adultes, toutes tranches d'âge confondues, à des niveaux comparables à ceux observés chez des personnes qui s'étaient rétablies d'une infection" CoVid. En d’autres termes, cette forte réponse immunitaire observée après l’administration d’une seule dose chez des patients ayant déjà été infectés en ferait un sérieux candidat dans le cadre d’une vaccination de rappel. Côté pratique, ce vaccin utilise la technique de la protéine recombinante, une technologie qui a déjà fait ses preuves dans la vaccination contre la grippe ou la coqueluche.

Sanofi et GSK annoncent en parallèle le lancement d’une étude de phase 3 dans les prochaines semaines. Cette étude prévoit le recrutement de plus de 35.000 participants dans un large panel de pays et évaluera deux formulations du vaccin, en particulier contre les variants D614 (le variant de Wuhan) et B.1.351 (variant sud-africain). Si ces essais sont concluants, Sanofi envisage la distribution de son vaccin à la fin de l’année 2021. Reste maintenant à savoir si les variants britannique, brésilien et indien seront pris en compte dans ces futurs essais.

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Des signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson pourraient être détectables dans le nez

Et ce, des années avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie. C’est ce que met en lumière une équipe australienne. La maladie de Parkinson est provoquée par la mort de certaines cellules cérébrales. Si ces cellules meurent c’est à cause d’une version défectueuse d’une protéine de la famille des synucléines, l’alpha synculéine, qui s’agrège de façon délétère à cause d’un mauvais repliement.  Les chercheurs ont donc cherché la présence de ces protéines mal repliées dans des prélèvements nasaux de 63 personnes qui présentaient des troubles de sommeils, troubles qui sont parfois des signes précoces de la maladie de Parkinson. Selon les résultats de cette étude, 44% des personnes souffrant de troubles du sommeil,  avaient cette synucléine mal repliée dans le nez. Par comparaison, dans le groupe de 41 personnes souffrant de la maladie de Parkinson, 46% présentaient ce mauvais repliement de la synucléine. Les chercheurs en déduisent qu’il s’agit là d’une piste sérieuse pour des diagnostics précoce de cette maladie neurodégénérative. 

La Chine est le deuxième pays à poser un rover sur Mars

Avec un peu plus de discrétion que la mission Perseverance, l’orbiteur chinois Tianwen 1 a lâché samedi le rover Zhurong avec succès sur la planète rouge.  Il s’agit de la toute première mission chinoise sur Mars. La mission de Zhurong, un robot téléguidé de 200 kilos, sera de chercher des preuves de la présence d’eau ou de glace dans la zone où il a été largué. Sa mission durera trois mois et le rover ne dispose pas de bras articulé. IL n’y aura donc pas de retour d’échantillons prévu pour cette mission. 

Le changement climatique fait disparaître des œuvres d’art préhistorique

C’est ce que montre une étude de chercheurs de l’Université Griffith à Brisbane en Australie. Selon ces travaux, le changement climatique aurait un effet érosif sur les peintures préhistoriques du site de Maros Pangkep sur l’île de Sulawesi en Indonésie où l’on retrouve parmi les plus vieilles traces d’art préhistorique datées entre 20.000 et 45.000 ans avant notre ère. L’étude parue dans Scientific reports, a trouvé dans trois échantillons relevés sur place, du sulfate de calcium et du  chlorure de sodium, qui sont connus pour former des cristaux sur les surfaces rocheuses et les faire se briser. Les chercheurs ont également trouvé des niveaux élevés de soufre sur les 11 sites, ce qui indique que la dégradation possible de l’art rupestre lié au sel est répandue à Maros-Pangkep et peut être causée par des changements répétés de température et d’humidité pendant l’alternance des saisons sèches et humides de l’Indonésie. L’étude indique enfin que ces changements saisonniers pourraient être accélérés par la hausse des températures mondiales et l’augmentation de la fréquence et de la gravité des événements météorologiques extrêmes dus au changement climatique.

L'équipe

Antoine Beauchamp
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