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. ©Getty - Kim Schandorff
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Une nouvelle cartographie de l'intégrité écologique des habitats terrestres de notre planète et autres actualités scientifiques.

Selon une étude parue aujourd’hui dans la revue « Frontiers in Forests and Global », seuls 3% des écosystèmes mondiaux sont intacts. Plus de 97% des habitats terrestres ont perdu leur intégrité écologique. Quand on parle d’intégrité écologique, on parle de zones naturelles qui ne sont pas endommagées par les activités humaines. Il existe un « indice d'intégrité écologique » qui prend en compte l’exploitation des sols, la perte de la biodiversité et la bonne santé d’un écosystème. Les chercheurs ont utilisé des cartes des aires de répartition de 7.000 espèces animales et végétales qu’ils ont combinées à des cartes sur les dommages causés sur les habitats naturels. Selon leur nouvelle cartographie, seuls 2,9% de la surface terrestre peuvent être considérés comme « fauniquement » intacts : dans des zones vierges de l’Amazonie et du Congo, en Sibérie, dans le nord du Canada et dans le Sahara. Ces zones sont de rares exemples de ce à quoi ressemblaient la faune et la flore il y a 500 ans, à l'époque préindustrielle, avant que les humains aient un impact majeur sur l’environnement. Toutefois, restaurer les habitats dégradés est possible nous dit ce papier. Dans certaines zones endommagées, il faudrait réintroduire une à 5 espèces disparues (comme les éléphants ou les loups) pour restaurer jusqu’à 20% des terres de la planète. 

Un tiers des productions viticoles françaises détruit par le gel

Le gel qui s’est abattu la semaine dernière a détruit un tiers des productions viticoles. C’est ce qu’a déclaré hier la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) après avoir fait le tour des bassins de production sur des centaines de milliers d'hectares. Selon les dernières estimations, un tiers au moins de la production viticole française est détruite. Cet épisode de gel historique est déjà considéré comme « la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle ».  

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Des tremblements de terre liés aux saisons des pluies  

Selon une étude parue hier dans « Scientific Reports », les tremblements de terre à Taiwan sont liés aux saisons des pluies. La ville de Taiwan est fréquemment secouée par des tremblements de terre de forte magnitude et, lors de la mousson, par de fortes pluies. Une équipe Taiwanaise a analysé les données sismiques entre 2002 et 2018, ainsi que les mesures des eaux souterraines de 40 stations de surveillance. Les chercheurs ont découvert une corrélation entre l'activité sismique et les fluctuations du cycle de l'eau. Il se trouve que dans l’ouest du pays, le taux de sismicité est à son plus fort entre février et avril tandis que les pluies culminent, elles, entre mai et septembre. Selon eux, la croûte terrestre réagit à la charge hydrologique. Le déchargement annuel des eaux souterraines pourrait être un facteur physique qui contribue aux déclenchements des tremblements de terre. 

Insight : une mise en veille prolongée

Quant aux tremblements de terre sur Mars, il faudra attendre avant de pouvoir à nouveau les étudier : le rover Insight de la Nasa vient d’entrer en veille prolongée. L’atterrisseur destiné à étudier la structure interne de la planète se trouve dans un état critique. Ses panneaux solaires sont obstrués par une épaisse couche de poussière et ne perçoivent plus la lumière du Soleil. En février, ils ne produisaient que 27% de leur capacité énergétique. Pour faire des réserves d’énergies afin de survivre à l’hiver glacial martien, les ingénieurs de la NASA interrompent les opérations scientifiques et éteignent chaque jour différents instruments. Selon la météo, le rover risque une panne de courant potentiellement fatale.

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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Production