Lancement du programme MoleculArXiv par le CNRS : comment sauvegarder la mémoire de l'humanité sur de l'ADN synthétique ?
Lancement du programme MoleculArXiv par le CNRS : comment sauvegarder la mémoire de l'humanité sur de l'ADN synthétique ? ©Getty - lvcandy
Lancement du programme MoleculArXiv par le CNRS : comment sauvegarder la mémoire de l'humanité sur de l'ADN synthétique ? ©Getty - lvcandy
Lancement du programme MoleculArXiv par le CNRS : comment sauvegarder la mémoire de l'humanité sur de l'ADN synthétique ? ©Getty - lvcandy
Publicité

A quoi correspond le programme MoleculArXiv du CNRS qui vise à développer le stockage de données sur de l'ADN synthétique ? Et autres actualités scientifiques

Le CNRS vient de lancer un programme de recherche dédié au stockage de données sur de l’ADN synthétique. La quantité de données numériques produites par l’humanité pose de plus en plus de problèmes : que ce soit du point de vue de l’obsolescence des outils de stockage, ou de l’énergie dépensée par les centres de données. Dans ce contexte, l’ADN synthétique fait office depuis des années d’espoir majeur pour stocker ces données de façon plus durable. Schématiquement il s’agit d’encoder des données binaires numériques sur des brins d’ADN synthétiques à quatre bases, puis de les décoder grâce aux technologies de séquençage. La preuve de concept a beau être réalisée depuis quelques années, plusieurs obstacles restent à franchir pour généraliser cette pratique. C’est dans ce contexte que le CNRS vient de lancer le programme de recherche MoleculArXiv. Doté d’un budget de 20 millions d’euros, ce sont 20 laboratoires qui vont être mobilisés durant 7 ans pour parvenir à résoudre ces problèmes et généraliser la pratique du stockage sur ADN synthétique.

Marc Antonini est directeur de recherche CNRS au laboratoire I3S de Sophia Antipolis et il est le directeur du programme MoleculArXiv.

Publicité

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS_Marc_Antonini_OK

2 min

À lire aussi : ADN, un brin de mémoire
La Méthode scientifique
58 min

Découverte d'un nouveau genre de pulsar

Une étude parue dans Nature Astronomy révèle l’existence d’un pulsar d’un genre nouveau. Les pulsars sont ces étoiles à neutrons qui émettent des faisceaux d’ondes radio balayant le ciel lorsqu’elles tournent. Ce nouveau pulsar nommé PSR J0901-4046 présente plusieurs caractéristiques inédites. Avec une période de rotation de 76 secondes, il est trois fois plus rapide que le pulsar qui détenait jusqu’à présent le record de vitesse. Mais ça n’est pas tout, ses impulsions ne sont pas toutes identiques, les chercheurs en ont relevé sept types différents. Enfin, il a été repéré dans une zone de la Voie Lactée connue comme un cimetière d’étoiles à neutrons. De plus amples études seront nécessaires pour comprendre ces caractéristiques.

La Méthode scientifique
58 min

Une percée dans le domaine de la greffe d'organes

Une percée vient d’être réalisée dans le domaine de la greffe d’organes. Toute greffe d’organe est une course contre la montre, mais cela pourrait bientôt changer. Un foie a été greffé par des chercheurs de l’université de Zurich après avoir été conservé trois jours dans des conditions non congelées. Le foie en question avait d’abord été jugé non viable par les centres de transplantation du fait de la présence d’une tumeur provenant du patient donneur atteint de septicémie. Après trois jours qui ont permis aux chercheurs d’effectuer les actions nécessaires pour réparer le foie, la transplantation a été réalisée. Un an plus tard, le receveur est en parfaite santé.

Découverte d'une nouvelle espèce de macaque

Une bonne nouvelle dans un contexte d’extinction des espèces : une nouvelle espèce de singe vient d’être découverteMacaca selai, c’est le nom de cette nouvelle espèce de Macaque découverte en Inde par des scientifiques du Zoological Survey of India et de l'Université de Calcutta. Ce primate, au visage pâle et au pelage brun, a probablement évolué à partir du macaque de l'Arunachal, une espèce menacée et elle aussi récemment découverte dans la même région de l'Arunachal Pradesh. Les chercheurs vont poursuivre leur enquête dans cette région qui pourrait encore abriter des populations de primates inconnues.

L'équipe