. *
. *
. * ©Getty - Jackyenjoyphotography
. * ©Getty - Jackyenjoyphotography
. * ©Getty - Jackyenjoyphotography
Publicité
Résumé

Identification d'une variante génétique contre les formes sévères du Covid-19 et autres actualités scientifiques

En savoir plus

On commence ce journal avec une étude qui identifie une variante génétique protectrice contre les formes sévères du Covid-19. Plusieurs études avaient déjà montré qu’en plus de l’âge ou des comorbidités, la génétique pouvait avoir une influence sur le fait de développer une forme sévère du Covid-19. Ces premiers travaux montraient que les personnes porteuses d’un petit segment d’ADN codant pour des gènes du système immunitaire et hérités des Néandertaliens chez la moitié des personnes hors d’Afrique, couraient 20% de moins de risque de faire une forme sévère du Covid-19. 

Afin d’identifier cette variante génétique spécifique, les responsables de cette nouvelle étude parue Nature genetics sont allés plus loin et ont cherché des individus porteurs de certaines parties seulement de ce segment d'ADN. L'héritage néandertalien s’étant produit après l'ancienne migration hors d'Afrique, les chercheurs se sont donc concentrés cette fois sur les individus d'ascendance africaine qui n'ont pas l’héritage néandertalien en question et donc la majorité de ce segment d'ADN. Pourtant, et c’est là que ça se précise, un petit morceau de ce segment est identique chez les personnes d'ascendance africaine et européenne. C’est sur ce petit morceau que s’est portée l’attention des chercheurs qui en sont arrivés à la conclusion suivante : les personnes d'ascendance africaine prédominante bénéficient de la même protection que celles d'ascendance européenne, ce qui a conduit l’équipe de chercheurs à identifier à cet endroit précis une variante génétique spécifique très intéressante. 

Publicité

Lluis Quintana-Murci est généticien des populations, professeur à l’Institut Pasteur et professeur au Collège de France. Il l'auteur du livre Le peuple des humains (2021, Odile Jacob)

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Lluis Quintana Murci

2 min

Variant omicron : pas d'augmentation des formes graves de la maladie chez les enfants.

Le variant omicron n’entraînerait pas d'augmentation des formes graves de la maladie chez les enfants, alors même que plusieurs pays font état d'un nombre record d'enfants hospitalisés en raison de la propagation d’omicron. Alors que cette situation a donné lieu à des affirmations selon lesquelles omicron est plus susceptible de provoquer des maladies graves chez les enfants, une analyse des données provenant d'environ la moitié des hôpitaux britanniques suggère que, par rapport aux variants précédents, omicron provoque des formes moins graves de la maladie chez les enfants infectés. La hausse des hospitalisations d’enfants serait dû en premier lieu à la forte hausse des contaminations, mais aussi au faible taux de vaccination chez les plus jeunes ou, pour les plus petits, à l'absence d’une immunité liée à une infection antérieure.

Anémie spatiale : la fin du mystère ?

Une étude parue dans Nature medicine, nous en apprend plus sur la mystérieuse “anémie spatiale” qui touche les astronautes. Cette étude menée par des chercheurs de l’Université d’Ottawa combine l’analyse sanguine à celle d’échantillons de l’air expiré par 14 astronautes ayant fait un séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale. Résultat : au cours d'une telle mission, le corps humain détruit environ 54 % de globules rouges de plus qu'il ne le ferait normalement. Même si dans l’espace avec  le corps en apesanteur ce phénomène n'est pas un problème, les effets de l’anémie se font sentir lorsque la gravité entre à nouveau en jeu et de façon relativement durable puisqu’un an après leur retour sur terre, le taux de dégradation de globules rouges des astronautes était toujours 30% plus élevé qu’avant leur départ pour l’ISS. L’anémie spatiale pourrait donc avoir un impact significatif sur les missions spatiales de longue durée et ce d’autant plus que plus les missions sont longues, plus l’anémie provoquée est importante.

230 000 ans : le nouvel âge d'Homo sapiens en Afrique de l'Est

Une étude parue dans la revue Nature affine la datation des plus anciens os d’homo sapiens d’Afrique de l’Est. L’âge des plus anciens homo sapiens d’Afrique de l’Est a toujours été sujet à débat. Jusqu’à présent on estimait que les restes fossiles d’homo sapiens retrouvés dans la formation dite d’Omo Kibish en Ethiopie avaient moins de 200 000 ans. Après une nouvelle datation des sédiments volcaniques qui couvraient ces fossiles d’homo sapiens, les chercheurs de l’Université de Cambridge sont arrivés à la date d’environ 230 000 ans. Etant donné que ces fossiles ont été retrouvés dans des strates plus profondes que ces couches de cendre, on peut estimer qu’ils ont plus de 230 000 ans. Les chercheurs soulignent que si cette étude propose un nouvel âge minimum pour l’apparition d’Homo sapiens en Afrique de l’Est, il reste possible que de nouvelles découvertes et de nouvelles études puissent repousser l’âge de la présence de notre espèce en Afrique orientale.

Références

L'équipe