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Résumé

Par mesure de précaution, de nombreux pays européens suspendent leur utilisation de ce vaccin et autres actualités scientifiques.

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Plusieurs pays ont suspendu leur utilisation du vaccin d’Oxford/AstraZeneca, suite à des cas de formation de caillots sanguins. Par mesure de précaution, l’Allemagne vient tout juste d’annoncer qu’elle suspendait l’utilisation de ce vaccin. C'est aussi le cas du Danemark, de la Norvège, de l'Islande et la Bulgarie. Coup d’arrêt aussi en Thaïlande, qui devait commencer à l'utiliser vendredi dernier. L'Italie et l'Autriche ont aussi cessé d'utiliser certains lots.  

Cette marche arrière a été provoquée par un petit nombre cas, environ 30 cas en Europe d '« événements thromboemboliques » (c’est-à-dire la formation de caillots sanguins) quelques jours après la première dose. L'Organisation Mondiale de la Santé enquête sur ces rapports mais elle a également déclaré qu’il n’y avait aucune raison de boycotter le vaccin d’AstraZeneca. Même constat pour L'Agence européenne des médicaments. Pour le moment, on ne voit pas de relation de cause à effet entre la vaccination et ces problèmes de santé. De plus, les caillots sanguins, les thrombo-embolies, sont fréquentes et relativement courantes pour les plus de 60 ans. L’OMS rappelle qu’il y a eu 30 cas de caillots sanguins parmi les 5 millions de personnes vaccinées. Même au Royaume-Uni, où un très grand nombre de doses ont été administrées, il n’y a aucun signe que ces complications se produisent plus fréquemment que d'habitude.  

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Le premier médicament développé sans test sur des animaux ?

L’Agence américaine du médicament est en train d’évaluer le premier médicament développé sans test sur des animaux. Une équipe israélienne a fait le pari qu’il était possible de garantir la sécurité d’un médicament sans passer par les traditionnels tests sur les animaux. Selon leur étude parue dans la revue "Science Translational médicine", les chercheurs ont développé un thérapie anti-cancéreuse en seulement huit mois, à moindre coût et sans un seul animal de laboratoire ; le tout grâce à la technologie des tissus sur puce biologique avec des tissus humains et des micro-capteurs qui imitent les interactions médicamenteuses chez l’humain. C'est la première fois qu'un médicament franchit cette étape sans expérimentation animale.  

Une roche ancienne prouve que la Terre était autrefois, un océan de magma

On ne sait pas vraiment à quoi ressemblait la Terre primitive même si l’on se doute qu’elle était un océan de magma en fusion. Une étude parue dans Science Advances apporte la preuve que la Terre était autrefois un océan de magma. Cette équipe internationale apporte la première preuve de ces premiers océans magmatiques. Les chercheurs ont analysé des échantillons de basalte de la ceinture d'Isua au Groenland, des roches vieilles de 3,7 milliards d'années. A l'aide de la chromatographie et de la spectroscopie de masse, ils ont mesuré les isotopes de fer que ces roches contiennent. Ils ont trouvé des niveaux inhabituellement élevés d'isotopes de fer lourd : c’est la signature chimique des processus de fusion et de cristallisation du magma océanique.  

La surprenante errance d'un trou noir supermassif 

Enfin, selon une étude parue dans The Astrophysical Journal, un trou noir supermassif se balade dans une galaxie lointaine. Généralement, les trous noirs supermassifs se contentent de rester statiques. Avec les Observatoires Arecibo et Gemini, une équipe internationale a observé un trou noir supermassif d’une masse d'environ trois millions de fois celle du Soleil, dans une galaxie à spirale de la constellation du Taureau, à environ 230 millions d'années-lumière de nous. Grâce à ses émissions d'hydrogène neutre, les chercheurs ont pu suivre son mouvement et sa vitesse. Il se trouve que l’astre se déplace à une vitesse différente du reste de la galaxie. Sont-ce les restes d’une collision avec un autre trou noir supermassif qui aurait provoqué ce mouvement ? Ou est-ce un trou noir supermassif binaire dont le compagnon resterait invisible ? L'équipe va poursuivre ses observations pour mieux comprendre cet étrange comportement. 

À réécouter : La détection d’un gigantesque trou noir supermassif très ancien

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production