Attentat de Berlin : l’Allemagne de Merkel face à la fièvre populiste

manifestant anti Pegida à Berlin en janvier 2017
manifestant anti Pegida à Berlin en janvier 2017 ©Radio France - Annabelle Grelier
manifestant anti Pegida à Berlin en janvier 2017 ©Radio France - Annabelle Grelier
manifestant anti Pegida à Berlin en janvier 2017 ©Radio France - Annabelle Grelier
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Les responsables du parti d'extrême droite AFD, Alternative pour l"Allemagne, entendent profiter de l'attentat du marché de Noël de Berlin pour faire le procès de la politique d'accueil de la chancelière allemande : 1 million de réfugiés accueillis entre 2015 et 2016, qui importeraient la violence.

Avec
  • Barbara Kunz Politologue, chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), à l'Ifri
  • Hélène Miard-Delacroix Professeure d'histoire et de civilisation de l'Allemagne contemporaine à Sorbonne Université

Présentation de Véronique Rebeyrotte.

La France, la Belgique, et désormais l'Allemagne au coeur de l'Europe. Le 19 décembre dernier, en plein marché de Noël de Berlin, un camion fauche la foule. L'attentat similaire à celui de Nice fait 12 morts et 48 blessés. Paris redoutait un tel scénario au moment des fêtes de fin d'année. Pour Berlin, au delà du choc, il marque la prise de conscience de la fin d'une certaine exception allemande. Le lendemain, le mardi 20 décembre, l'état islamique revendique l'acte et l'appartenance à son groupe du terroriste qui a réussi à prendre la fuite.

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Horreur, confusion dans l'enquête et stupeur lorsque l'homme enfin identifié est abattu en gare de Milan, après avoir transité, on le saura plus tard, par les Pays Bas et la France, s'avère être un demandeur d'asile. Anis Amri, 24 ans, avait vu sa demande d'asile rejetée en juin 2016. Les autorités allemandes n'avaient pas réussi à l'expulser.

Le deuil allemand sera de courte durée. La politique reprend vite ses droits 24 heures après les faits. Les responsables du parti d'extrême droite AFD, Alternative pour l"Allemagne, entendent profiter de l'attentat pour faire le procès d'Angela Merkel, de la politique d'accueil de la chancelière allemande : 1 million de réfugiés accueillis entre 2015 et 2016 qui importeraient la violence dans leur pays.

Angela Merkel attaquée, critiquée dans son propre parti à quelques mois d'une campagne législative en septembre que la chancelière envisage, je cite, comme la plus difficile depuis la réunification allemande.

"Attentat de Berlin : l'Allemagne de Merkel face à la fièvre populiste". Un reportage d'Annabelle Grelier.

Ecoutez aussi Claire Demesmay, responsable du programme franco-allemand de l'Institut allemand de politiques étrangères DGAP à Berlin.

" L'intégration des réfugiés est une question existentielle pour l'avenir de l'Allemagne "

8 min

Et à lire sur le web :

- L’ Allemagne pour ou contre la video surveillance ? Arte

- L’ Allemagne tiraillée entre sécurité et préservation des libertés. La Croix

- Renforcer la sécurité collective européenne. Institut Jacques Delors

- Office fédéral allemand pour les migrants et les réfugiés

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