Capture de la Une du Parisien du 28 avril 2017
Capture de la Une du Parisien du 28 avril 2017
Capture de la Une du Parisien du 28 avril 2017 ©Radio France - Ludovic Piedtenu
Capture de la Une du Parisien du 28 avril 2017 ©Radio France - Ludovic Piedtenu
Capture de la Une du Parisien du 28 avril 2017 ©Radio France - Ludovic Piedtenu
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Résumé

Une campagne sous tension. Une candidate, Marine Le Pen, qui n'hésite pas à aller marcher sur les plates-bandes de l'autre, Emmanuel Macron. Un entre-deux-tours violent, jusqu'au débat télévisé, paroxysme d'une "sale" campagne présidentielle. Récit de ces 12 derniers jours.

avec :

Ingrid Melander (correspondante politique à Paris pour Reuters depuis 4 ans. Elle a notamment suivi la campagne de Marine Le Pen), Richard Werly (éditorialiste France Europe pour le site d’informations Blick.fr).

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Comme un film de 12 jours qu’on remonte – avec ses élans, son apogée, ses fautes aussi. Comme un film qui met en scène deux protagonistes avec en point d’orgue un duel particulièrement tendu. Nous allons revivre ces journées de campagne où chacun veut remporter le sprint final. Du côté d’Emmanuel Macron cela commence par un faux pas, cette soirée de presque victoire élyséenne – passée entre soi à la Rotonde. Alors que son adversaire, Marine Le Pen est au milieu des siens – en province sur sa terre d’Hénin-Beaumont. On lui reproche d’endosser déjà l’habit présidentiel, et le camp des « ni-ni » prend de l’ampleur. Puis il se jette dans l’arène, descend au contact des ouvriers de Whirlpool – au risque de se faire siffler. Entre dans la bataille. Il ne se départira pas de son calme le soir du débat.

Elle à l’inverse remonte sur son cheval, dès le soir du Premier Tour. Va au contact du peuple et de sa colère, qui effectivement a voté pour elle. 58% des électeurs ouvriers ont glissé un bulletin Marine dans l’urne, 52% des chômeurs, d’après l’enquête Ipsos du Cevipof. Elle joue les petits contre les gros – mais perd des points lors du débat. L’héritière du FN, qui avait voulu gommer les accents hargneux de son père, tombe le masque de la France apaisée. Son agressivité lui sera reprochée, comme son manque de crédibilité sur la question monétaire et économique.

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Depuis ce duel, apogée des 12 jours, chacun reprend son souffle, reçoit des œufs ou des sifflets mais tient bon. L’arithmétique joue en faveur d’Emmanuel Macron mais 6 électeurs sur 10 voteront pour lui sans adhérer à son programme disent les sondages. Ce sera le défi d’après le 7 mai.

Magazine de Ludovic Piedtenu, avec les reporters du service politique de France Culture : Christine Moncla (en charge de la campagne de Marine Le Pen) et Antoine Marette (en charge de la campagne d'Emmanuel Macron).

Et avec la complicité de Benjamin Illy, reporter à France Info.