Un satyre lubrique se detourne, apres avoir decouvert que la belle endormie qu'il convoitait est Hermaphrodite (Fresque de Pompei) - Lithographie extraite du Musee Royal de Naples.
Un satyre lubrique se detourne, apres avoir decouvert que la belle endormie qu'il convoitait est Hermaphrodite (Fresque de Pompei) - Lithographie extraite du Musee Royal de Naples.
Un satyre lubrique se detourne, apres avoir decouvert que la belle endormie qu'il convoitait est Hermaphrodite (Fresque de Pompei) - Lithographie extraite du Musee Royal de Naples. ©AFP - ©Florilegius/Leemage
Un satyre lubrique se detourne, apres avoir decouvert que la belle endormie qu'il convoitait est Hermaphrodite (Fresque de Pompei) - Lithographie extraite du Musee Royal de Naples. ©AFP - ©Florilegius/Leemage
Un satyre lubrique se detourne, apres avoir decouvert que la belle endormie qu'il convoitait est Hermaphrodite (Fresque de Pompei) - Lithographie extraite du Musee Royal de Naples. ©AFP - ©Florilegius/Leemage
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Résumé

L'été dernier, pour la première fois, un tribunal a jugé légitime la demande de modification de l’état civil d’une personne qui ne se considère ni tout à fait homme ni tout à fait femme. Qui sont ces personnes qui présentent selon les médecins, une "anomalie de la différenciation sexuelle" ?

avec :

Laurence Brunet (Juriste, spécialiste en droit de la famille et de bioéthique, chercheuse à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne), Cynthia Kraus (Philosophe et enseignante-chercheuse à l'université de Lausanne).

En savoir plus

L'été dernier, le Tribunal de Grande Instance a accédé à la demande de modification de l’état civil d’une personne qui ne se considère ni tout à fait homme ni tout à fait femme. Pour autant, la reconnaissance d'un sexe neutre dans notre pays n'est toujours pas d'actualité. Le Parquet a fait appel de cette décision, estimant que cette demande relève d’un débat de société. Le jugement est actuellement placé en délibéré.

Qui sont ces personnes présentant une " anomalie de la différenciation sexuelle " comme disent les médecins ? Doit-on parler d'hermaphrodite, d'intersexe, d'intersexué ? Dans l’affaire de Tours, le requérant est victime d’une malformation de naissance de son appareil génital. A plus de 60 ans, il dit ne s’être jamais senti d’un seul sexe. Ni physiquement, ni psychiquement.

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Ces particularités physiques relèvent-elles d’une pathologie ou doivent-elles être reconnues comme une différence parmi tant d’autres ? Doit-on assigner un sexe à un bébé dès la naissance ou reporter les interventions médicales à plus tard, pour laisser la personne concernée libre de choisir ? Peut-on grandir en dehors des cases de l'état civil "homme" ou "femme" comme le permettent l'Argentine et l'Australie ?

Pour répondre à ces questions, nos invitées :

Laurence Brunet, juriste spécialisée dans les questions de bioéthique, droit de la famille et droits fondamentaux, chercheuse à l’institut des Sciences juridiques et philosophique de la Sorbonne à Paris, également chargée de mission au Centre d’éthique clinique de l'Hôpital Cochin.

Cynthia Kraus, philosophe et enseignante-chercheuse à l'université de Lausanne. Elle travaille spécifiquement sur les intersexués en lien avec le centre hospitalier universitaire vaudois.

Reportage : Aurélie Kieffer. Présentation : Anne Fauquembergue. Réalisation : Yassine Bouzar.

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Sur le même thème, retrouvez également, le programme France Culture, Les Pieds sur Terre du 12/03/2014, consacré à Danniel, Vincent et Ikram, intersexué(e)s - ou hermaphrodites. Les médecins et leurs parents leur ont choisi un sexe à la naissance. Ils racontent leurs difficultés et leurs besoins.

Références

L'équipe

Tara Schlegel
Production
Annie Brault
Réalisation
Éric Chaverou
Collaboration
Abdelhak El Idrissi
Collaboration