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Les chiffres donnent le vertige au sens propre, tant la Chine est l’empire du gigantisme. 9 millions et demi de kilomètres carrés, c’est le troisième pays le plus grand de planète, avec un plateau situé à plus de 2000 mètres d'altitude qui couvre 60% du pays, et les montagnes les plus imposantes de la planète, réservoirs inestimables d'eau douce. En Chine, le nord connaît une sécheresse inquiétante, quand le Sud abrite 50.000 cours d’eau, dit-on. Parmi eux, deux fleuves immenses : le Fleuve Jaune, au nord, qui au fil des millénaires a enrichi la plaine qui borde Pékin. Et le fleuve Bleu, au sud, qui prend sa source dans l’Himalaya avant de rejoindre Shanghaï. Un fleuve capricieux, dont la crue en 1931 avait tué 150.000 personnes. Ce ruban bleu, nommé Yang Tsé abrite des barrages pharaoniques : celui des Trois Gorges notamment, lancé en 1992 et achevé, prouesse absolue, en 2008. Ses turbines génèrent l’équivalent de 15 réacteurs nucléaires.

Le barrage de Danjiangkou
Le barrage de Danjiangkou
© Reuters - Stringer

Mais cet ouvrage d’art n’est pas le seul projet fou de l’Empire du milieu. Depuis les années 50, les Chinois cherchent à renverser le cours du Yang Tsé pour l’amener à alimenter Pékin et le nord qui manquent d’eau. Un premier canal vient d’être achevé - la presse évoque un investissement de 25 milliard d’euros. Mais le coût est aussi humain et écologique. « Quand la Chine veut dompter le Fleuve bleu », c'est un reportage de Philippe Reltien.

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« Yang-Tseu-Kiang, la chine de la démesure », reportage Allemand diffusé sur Arte en 2008 revient sur les treize années de travaux gigantesques qui ont vu s'ériger le barrage des Trois-Gorges, entraînant un grand nombre de drames humains.

Références

L'équipe

Micro France Culture
Micro France Culture
Éric Chaverou
Collaboration
Tara Schlegel
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Abdelhak El Idrissi
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