Buenos Aires, le 03 août dernier : "Non au remboursement de la dette"
Buenos Aires, le 03 août dernier : "Non au remboursement de la dette" ©AFP - Juan MABROMATA / AFP
Buenos Aires, le 03 août dernier : "Non au remboursement de la dette" ©AFP - Juan MABROMATA / AFP
Buenos Aires, le 03 août dernier : "Non au remboursement de la dette" ©AFP - Juan MABROMATA / AFP
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Quel regard politique porter sur les dettes publiques qui explosent partout dans le monde en raison de la crise sanitaire ? / 75 ans après Hiroshima et alors que 15 000 têtes nucléaires existent aujourd'hui dans le monde, peut-on vraiment choisir d'être moins vulnérables face aux armes nucléaires ?

Avec
  • Nicolas Dufrene Haut fonctionnaire, spécialiste des questions institutionnelles, monétaires et des outils de financement publics, et directeur de l’Institut Rousseau
  • François Bourguignon économiste, professeur émérite à l’Ecole d’économie de Paris, ancien vice-président de la banque mondiale.
  • Carlos Quenan Economiste, professeur à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine) - Université Paris III, vice-président de l'Institut des Amériques
  • Benoît Pelopidas fondateur du programme d’étude des savoirs nucléaires Nuclear Knowledges à SciencesPo.

Première partie : Dettes publiques : obsession comptable ou question démocratique ?

« Anacondesque »… Un adjectif qui ouvre ce matin la page Opinions du Journal du Dimanche pour qualifier… La dette !

Anacondesque en référence à l’expression d’un sinologue américain, « l’anaconda est dans le lustre ». Une épée de Damoclès, écrit Nicolas-Jean Brehon, revisitée façon frayeur tropicale. Et l’anaconda du moment, c’est la dette. 

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Qu’elle ait été pour partie restructurée cette semaine en Argentine, engagée (mais à 27) par l’Union européenne, ou que certains appellent à l’annuler en Afrique, la dette revient invariablement dans les discours des dirigeants comme LE cadeau empoisonné fait aux générations futures.

On se rappelle Edouard Philippe devant le Sénat en plein mouvement des gilets jaunes, répétant à l’envi, face à une démonstration de détresse sociale : « nous ce qui nous préoccupe, c’est la dette ».

Au-delà du débat économique et très technique de la dette, au-delà de l’obsession comptable, nous avions envie dans le Magazine du week-end d’évaluer ce qu’il y a de politique dans la dette : 

Dans le fait de la contracter / dans le fait de prêter (pour les créanciers) / dans le fait de la rembourser ou de faire de défaut...

Et pour ce faire, nous avons réuni trois spécialistes de ces trois dossiers très distincts par ailleurs : dette européenne, dette argentine, et dette du continent africain.

Avec Carlos Quenan, économiste, professeur à l’université Paris III, vice-président de l’ Institut des Amériques Nicolas Dufrene, économiste, haut-fonctionnaire et directeur de l’ Institut Rousseau et François Bourguignon, économiste, professeur émérite à l' Ecole d'économie de Paris, et premier vice-président de la Banque Mondiale.

Choix musical : "Blessed is the memory" de Birds on a wire (reprise de Leonard Cohen)

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Seconde partie : Nucléaire militaire : a-t-on trop vite oublié Hiroshima ?

Grand entretien avec le chercheur Benoît Pelopidas, créateur à SciencesPo du programme d'étude des Savoirs nucléaires.

Lanternes en hommage à la catastrophe de Hiroshima sur la rivière Motoyasu.
Lanternes en hommage à la catastrophe de Hiroshima sur la rivière Motoyasu.
© Getty - Ari Beser

9 août 1945.

Le major Charles Sweeney est aux commandes du bombardier américain B-29 Bock Scar.

Il transporte Fat Man, nom donné à une bombe atomique. Sweeney doit la larguer sur la ville japonaise de Kokoura… 

Trois jours plus tôt, la mission sur Hiroshima a été un "succès" pour ses camarades américains. Mais cette fois la météo est défavorable, des feux créés par d’autres bombardements, dits « conventionnels » ceux-là, empêchent le major Sweeney d’atteindre sa cible.

Quelle est l’autre ville sur la liste ? Tiens, Nagasaki… 

Le bombardier change de cap. 

Quelques minutes plus tard, l’explosion fera entre 60 000 et 80 000 morts selon les chiffres, ce qui porte à 200 000 morts le bilan humain des deux attaques nucléaires successives… Hiroshima et Nagasaki… 

Voilà parfois à quoi tient le désastre… 

Et le facteur « chance » bien que la tournure plutôt positive de ce mot ne soit pas nécessairement bien adaptée, c’est l’un des aspects sur lesquels notre invité travaille avec son équipe...

  • Pour aller plus loin 

L' arsenal nucléaire en 2020 

Sur la question de la mémoire de Nagasaki, les résultats détaillés du sondage d'octobre 2019

Le site du programme de Nuclear Knowledges, qui comprend les publications et l'audio des séminaires : www.sciencespo.fr/nk