Des libanais nettoient les rues de Beyrouth le 06 août 2020 ©AFP - Patrick Baz
Des libanais nettoient les rues de Beyrouth le 06 août 2020 ©AFP - Patrick Baz
Des libanais nettoient les rues de Beyrouth le 06 août 2020 ©AFP - Patrick Baz
Publicité
Résumé

Après l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et le déplacement d’Emmanuel Macron comment et avec qui reconstruire le Liban. La crise sanitaire de la Covid a largement rendu visible un travail souvent ignoré celui d'aides à domicile, une prime est annoncée, quels enjeux pour cette profession.

avec :

Emmanuelle Puissant (maîtresse de conférence au Centre de Recherche en Economie de Grenoble (CREG)), Karim Emile Bitar (professeur de Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ, Liban) , spécialiste du Proche et Moyen-Orient.), Aurélie Daher (Enseignante-chercheuse à Paris-Dauphine et à Sciences Po Paris), Alizée Delpierre (docteure en sociologie au CSO (Centre de sociologie des organisations) de Sciences Po Paris).

En savoir plus

Première partie : Reconstruire le Liban : avec qui ?

« Ce qui a explosé ce mardi 4 août à Beyrouth, n’est pas seulement un stock de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, c'est toute la colère contenue dans le cœur des Libanais » écrit ce matin dans les colonnes du journal Le Monde, le dramaturge Wajdi Mouawad. « Voilà pourquoi malgré les destructions, malgré les morts et les chagrins insupportables de ces morts et de ces disparus qui se rajoutent à la cohorte des morts et des disparus, ce qui vient d’arriver est du coté du peuple libanais. Cette explosion est de leur côté, elle est leur dernière force jetée dans la bataille contre ceux qui les écrasent, elle est, malgré le malheur qu’elle amène avec elle, leur ange exterminateur. Elle pose un point final à toutes les mascarades. » 

Il faut lire ce texte de Wajdi Mouawad, et entendre la colère des Libanais, qui ne veulent plus qu’on leur dise « bon courage », et n’en peuvent plus de se voir saluer comme « résilients »…

Publicité

Alors que l’aide internationale doit venir au secours d’un pays qui était déjà à bout de souffle, la société civile demande surtout qu’elle ne vienne pas nourrir la corruption et l’injustice.

Avec Aurélie Daher, enseignante-chercheuse à Paris-Dauphine et à SciencePo Paris et Karim Emile Bitar, professeur de Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ, Liban) en direct depuis Beyrouth.

  • Choix musical : "Herzan" du groupe  Soapkills

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Seconde partie : Aides à domicile : do we care ?

C’est une profession presque exclusivement féminine, précaire, faite de temps partiels imposés, et dont plus de 17% sont considérés comme « pauvres ». Les aides à domicile sont pourtant ceux qui prennent soin de nos aînés. Particulièrement exposées pendant la crise sanitaire, elles viennent de se voir octroyer une prime de quelque mille euros (pour un temps partiel). Mais comment restructurer une profession que la démographie va imposer comme incontournable ? 

Avec Alizée Delpierre, docteure en sociologie au CSO (Centre de sociologie des organisations) de Sciences Po Paris, nous dressera le portrait de cette profession précaire ; et Emmanuelle Puissant, maîtresse de conférence au Centre de Recherche en Economie de Grenoble (CREG).

Femme en fauteuil roulant avec son  aide à domicile
Femme en fauteuil roulant avec son aide à domicile
© Getty - Dean Mitchell
Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Antoine Dhulster
Production déléguée
Lucas Lazo
Collaboration
Léo Grillet
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration