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Héraclite, à contre courant
Héraclite, à contre courant

Héraclite, à contre courant © radio france

Par Martin Quenehen et Gilles Davidas

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A la poursuite d'Héraclite, philosophe présocratique à la pensée immortelle et à l'existence nimbée de mystère, Le mardi des auteurs plonge aux confluents de l'Europe et de l'Asie, entre Athènes et Babylone, dans une Grèce à feu et à sang... A la fin du VIe siècle avant J.-C., à l'heure où naît la philosophie, Ephèse tombe sous la coupe des Perses. C'est dans cette Ionie en proie à la guerre qu'Héraclite forge son caractère et cisèle ses Fragments sibyllins. Témoin de la révolte et de la défaite des Ephésiens, il fait du Polémos le principe cardinal de sa philosophie : « Guerre est de tous le père et de tous le roi ; et les uns, elle les désigne comme dieux, les autres comme hommes ; les uns elle les fait esclaves ; les autres, libres. » Dans quel but Héraclite a-t-il choisi le conflit comme source de vie et de sagesse ? Pour se distinguer des aristocrates et des philosophes de son temps ? Pour vivre libre, en défendant « sa loi » dans la cité menacée par les Perses ? Pour percer les mystères du Logos divin ? « Je me suis cherché moi-même », répond l'Ephésien. Après sa mort, d'Epicure à Lénine, en passant par Nietzsche, les plus grands penseurs et révolutionnaires n'ont cessé de célébrer ou d'attaquer Héraclite, chantre de la discorde et père - dit-on - de la dialectique. Textes dits par : Anne-Lise Heimburger, Ventura Vassiliki et Gilles Davidas. Extraits de films : Alexandre le Grand, de Robert Rossen (1956) La Guerre de Troie, de Giorgio Ferroni (1961) Les Perses, de Jean Prat (1961) Jason et les Argonautes, de Don Chaffey (1963) Héraclite l'obscur, de Patrick Deval (1967) Alexandre, d'Oliver Stone (2003).

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Gilles Minot
Collaboration
Pascale Dassibat
Collaboration
Sophie Bober
Collaboration