France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus

par Catherine Pont-Humbert réalisation : Dominique Costa Desnos le tendre, le farfelu, l’amoureux, celui dont la « fourmi de 18 mètres » a bercé notre enfance, fut aussi ce jeune homme qui « parlait surréaliste à volonté ». Si Robert Desnos a bien été le « prophète du surréalisme » vanté par André Breton, il fut surtout de toutes les aventures humaines et intellectuelles de son temps. De l’aventure poétique, bien entendu, car Desnos a misé sur la poésie du début à la fin de son existence. Une poésie tour à tour délirante, lyrique, émouvante, avec toujours le merveilleux pour ligne d’horizon. Robert Desnos c’est d’abord l’expérimentation des formes, au sein du groupe surréaliste, où son attirance pour le rêve l’entraîne vers le déclenchement d’images mentales et le jaillissement de paroles libérées du joug de la conscience. Mais au-delà de l’aventure surréaliste, tous les jeux que la langue rend possible l’intéressaient : expérimentations poétiques bien sûr, mais aussi radiophoniques, cinématographiques, publicitaires, picturales, musicales. Pour faire surgir les grandes images populaires de son enfance, Robert Desnos s’est essayé à toutes les pratiques d’écriture et n’a cessé de chercher à concilier culture classique et culture populaire. Desnos avait aussi un grand amour de la vie : amour de l’amour, amour de l’amitié, amour du vin. Et l’amour de la liberté. Desnos le courageux, qui affirmait en 1942 « en définitive, ce n’est pas la poésie qui doit être libre, c’est le poète » fut un résistant de la première heure. Arrêté par la gestapo en février 1944, il a défendu la liberté jusqu’à son dernier souffle, en 1945 au camp de Terezin en Tchécoslovaquie.

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Gilles Minot
Collaboration
Pascale Dassibat
Collaboration
Sophie Bober
Collaboration