France Culture
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par Brigitte Masson Jean-Claude Loiseau Graveur, peintre et sculpteur, cet enfant prodige du dessin est doté d'une mémoire visuelle phénoménale. Approché par de rares contemporains - Baudelaire, Balzac, Champfleury, ses amis peintres Corot et Daubigny - tous vantent sa bonhomie, sa simplicité et sa rondeur. Républicain convaincu, il restera fidèle à cet idéal jusqu'à la fin de sa vie. En 1830 la Révolution de Juillet favorise l'essor d'une presse d'opposition républicaine qui oriente Daumier vers la caricature politique. De 1830 à 1872 il exécute, essentiellement pour le quotidien * Le Charivari* , plus de 4000 lithographies et 1000 gravures sur bois, véritable pendant satirique de la * Comédie humaine* de Balzac son contemporain. Il acquiert notoriété et popularité. Sa longue carrière - de Charles X à la IIIe République - rythmée par l'alternance de périodes de liberté et de censure de la presse, épouse les espérances et amertumes de ces décennies troublées. Baudelaire le premier, a reconnu Daumier et dès 1845 le considère comme « l'un des hommes les plus importants non seulement de la caricature mais de l'art moderne », et à travers ses caricatures c'est le peintre d'Histoire qu'il décèle. Dans ses dessins en noir et blanc, la puissance de ses compositions, l'audace des cadrages, le sens du mouvement, les effets de clair-obscur et son oeuvre picturale influenceront plusieurs générations d'artistes : Degas, Manet, Toulouse-Lautrec, Cézanne ...Picasso et quelques autres. Rien d'étonnant si Plantu, Tim ou Cabu le considèrent comme un de leur maîtres. Avec les témoignages de Plantu et de Tim, extraits du documentaire de Judith Wechsler « Honoré Daumier, il faut être de son temps » (Arte Vidéo/RMN).

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Gilles Minot
Collaboration
Pascale Dassibat
Collaboration
Sophie Bober
Collaboration