Faut-il étendre le patriotisme économique aux startups françaises ?

Le Ministère de l'économie et des finances à Paris
Le Ministère de l'économie et des finances à Paris ©AFP - Manuel Cohen
Le Ministère de l'économie et des finances à Paris ©AFP - Manuel Cohen
Le Ministère de l'économie et des finances à Paris ©AFP - Manuel Cohen
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Le Premier Ministre, Édouard Philippe, a annoncé la semaine dernière sa volonté d'étendre le décret Montebourg de 2014. Lequel prévoit que dans certains secteurs, les investisseurs soient obligés d'obtenir une autorisation préalable de Bercy avant d'investir dans une entreprise française

Avec
  • Romain Pigenel enseignant en communication digitale à Sciences Po, ancien directeur adjoint en charge du numérique du Service d'Information du Gouvernement
  • Séverin Naudet CDO et membre du comité exécutif d'Amaris, entreprise de conseil et d'accompagnement sur la transformation technologique et digitale, fondateur d'Etalab

Le décret Montebourg ciblait les domaines de l'énergie, de la défense et des télécoms. Désormais, Édouard Philippe veut l'étendre à l'intelligence artificielle, au spatial, au stockage des données, aux semi-conducteurs, aux infrastructures financières. 

Pour les entrepreneurs du numérique français, cette prise de position surprend. D'abord car il n'y a pas eu de consultation des acteurs de cet écosystème par l'exécutif. Ensuite car cette solution est souvent jugée peu stratégique car elle pourrait freiner les investisseurs étrangers. En effet, ce droit de regard de Bercy avait déjà beaucoup fait couler d'encre quand Yahoo! avait tenté de racheter Dailymotion et que le ministère s'y était opposé. 

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