Le coffret de l'intégrale des symphonies de Beethoven par Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin.
Le coffret de l'intégrale des symphonies de Beethoven par Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin.
Le coffret de l'intégrale des symphonies de Beethoven par Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin.
Le coffret de l'intégrale des symphonies de Beethoven par Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin.
Le coffret de l'intégrale des symphonies de Beethoven par Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin.
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Résumé

A l'occasion de cette dispute spéciale symphonies de Beethoven, une petite réflexion sur les coffrets de luxe qui fleurissent et les stratégies mises en place par les labels pour vendre des disques.

En savoir plus

Aujourd’hui on parle exclusivement d'enregistrements, j’en profite pour parler de ce qui sera probablement un serpent de mer dans le Petit Salon, à savoir: comment vendre des disques? Personne n’ignore désormais que l’industrie du disque est en crise, que la musique classique n’y échappe pas, et qu’on assiste depuis quelques années à une reconfiguration des maisons, qui s’achètent les unes les autres, et la disparition de certains petits labels avalés par de plus gros. Pourtant il en naît régulièrement, des labels, et notamment au sein d’ensembles musicaux. William Christie et les Arts florissants ont leur propre marque, l’orchestre royal du Concertgebouw, le symphonique de Londres, ou encore celui de Seattle aussi ont fondé leur label: autant d’ensembles qui décident de tout faire eux-mêmes, on peut se demander d’ailleurs si ce type d’initiative ne découle pas d’une certaine méfiance des ensembles envers les grandes majors, qui ne seraient peut-être pas à même de rendre assez fidèlement la spécificité de leur son et de leur interprétation. En France, au sein de l’ensemble de musique Le Balcon était né aussi il y a quelques années un label, “B médias”, censé rendre au plus juste le son de cette initiative très portée sur la sonorisation et très exigente.

Revenons à nos moutons, en l’occurrence à nos deux objets de ce soir, et aux stratégies qu’ils mettent en place. C’est d’autant plus intéressant que rares sont les mélomanes qui n’ont pas déjà chez eux, une ou deux bonnes versions des symphonies de Beethoven. Le Philharmonique de Berlin a donc aussi son propre label, sous lequel il publie cette intégrale des symphonies de Beethoven. Le label a été créé en 2014 pour je cite Simon Rattle qui en avait fait à l’époque la promotion : “offrir une expérience musicale complète, liant qualité technique et éditoriale à la transmission de nouvelles perspectives musicales”. Il y a dans le coffret, en sus des cinq CD, un blu ray audio et des DVD permettant de voir les concerts et deux documentaires, toutes sorte de bonus pour attirer le client.

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Le coffret des symphonies enregistrées par Philippe Jordan est aussi une édition de luxe, avec ses trois DVDs et deux livrets, et revendique aussi une spécificité, celle d’offrir un enregistrement vidéo effectué dans des conditions particulières, dans l’opéra Bastille. L’image s’impose donc clairement comme une stratégie privilégiée par les maisons de disque. Et ça me laisse personnellement perplexe. je me demande qui regarde sur sa télévision des symphonies de Beethoven, quel type de pratique est-ce que les distributeurs de disques projettent?

Références

L'équipe

Lucile Commeaux
Production
Daniel Finot
Réalisation