Des économistes soulignent l’importance de la coproduction du service entre producteur et consommateur
Des économistes soulignent l’importance de la coproduction du service entre producteur et consommateur ©Getty - Dr. Paul Wolff & Tritschler
Des économistes soulignent l’importance de la coproduction du service entre producteur et consommateur ©Getty - Dr. Paul Wolff & Tritschler
Des économistes soulignent l’importance de la coproduction du service entre producteur et consommateur ©Getty - Dr. Paul Wolff & Tritschler
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La tertiarisation des économies, c’est-à-dire l’expansion des activités de service dans les activités de production et dans la consommation, est un phénomène ancien. Quelle est l’ampleur et l'impact de ce fait social et économique ?

Depuis le début du XXe siècle, nous enregistrons une croissance de la part des services dans les économies, phénomène que l’on retrouve peu ou prou dans tous les pays occidentaux. En 2018, les services représentent 79,2% du PIB et 76,1% de l’ensemble des emplois occupés en France. Au total, donc plus des trois quarts des activités économiques consistent non plus à produire des biens mais à former, accompagner, conseiller, à transférer des informations, soigner, éduquer, transporter, animer, à administrer.

Le tertiaire, synonyme de paresse ?

Le tertiaire a longtemps été défini de manière paresseuse, considérant qu’il s’agissait des activités qui ne visent ni à produire des biens primaires, agricoles et d’extraction, ni secondaire, c’est-à-dire des biens industriels, à tel point que tertiarisation et désindustrialisation sont parfois excessivement confondues. Cette définition est insatisfaisante quand les services concernent près de 80% des richesses produites mesurées par le PIB.

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Un service a parfois été caractérisé par son immatérialité. Le service met en lien des gens - un prestataire et un récipiendaire - sans la médiation directe d’un objet, au contraire de l’industrie. Mais l’immatérialité supposée des activités de services a été rattrapée par les statistiques des émissions de gaz à effet de serre : le tertiaire en effet émet 20% de l’ensemble des émissions de CO2 produites sur le territoire français.  S’il n’est donc pas si immatériel que cela, le service est parfois considéré par son caractère non stockable. (...)

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