Un café, une paire de lunettes, des trombones de couleur, un clavier d'ordinateur, un calepin, un stylo, un smartphone, un calendrier : qui dit mieux ? ©Getty - Westend 61
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Résumé

Comment expliquer que le marché soit inondé de technologies, quand on assiste pourtant à un ralentissement de l’efficacité du travail ?

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En 1987, l’économiste Robert Solow s’étonnait que l’on voie " des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité ". Il signifiait par là un paradoxe entre l’incroyable diffusion depuis les années 1970 et 1980 de nouvelles technologies de l’information et de la communication, sans que ces innovations n’aient eu d’incidence nette sur la productivité. Comment donc expliquer que le marché soit inondé de technologies, et que l’on assiste pourtant à un ralentissement structurel de l’efficacité du travail ? Ce qui s’apparente à une énigme a donné - et donne toujours - lieu à une large littérature.

" La diffusion de ces nouvelles technologies ne serait pas aussi exceptionnelle que cela "

Certains auteurs défendent l’idée qu’il n’y aurait pas de paradoxe. Pour eux, la production de logiciels, de services informatiques et de production d’ordinateurs (tout ce qu’on appelle, "NTIC") aurait une part trop faible dans la production nationale pour qu’ils aient des effets tangibles sur l’économie nationale. Autrement dit, la diffusion de ces nouvelles technologies ne serait pas aussi exceptionnelle que cela. Cette explication peut-elle encore se défendre aujourd’hui ? On peut en douter.

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Un autre type d’explication défend l’idée que les entreprises s’équiperaient de plus en plus de matériel innovant (ordinateurs, calculateurs,  systèmes d’information complexe…), mais elles le feraient sans procéder à une mutation en profondeur de leur organisation, ce qui ne les rendrait donc pas plus efficaces, d’autant que l’accélération du rythme des innovations rendrait ces technologies de plus en plus instables et incertaines.

D’ailleurs, les nouvelles technologies peuvent être produites et introduites dans les entreprises pour bien d’autres intentions que celle d’augmenter la productivité : par exemple, pour des raisons de réputation ou encore de mimétisme ;  des entreprises ne s’équiperaient-elles pas en informatique dernier cri, parce que leur voisin entrepreneur s’équiperait lui aussi de la sorte ? (...)

L'intégralité de la chronique est à écouter en cliquant dans le haut de la page.

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