Globe en feu sur fond blanc
Globe en feu sur fond blanc
Globe en feu sur fond blanc - Emilija Manevska
Globe en feu sur fond blanc - Emilija Manevska
Globe en feu sur fond blanc - Emilija Manevska
Publicité
Résumé

Lutter contre le risque climatique n'implique-t-il pas d'empêcher les banques de financer toutes les activités qui l’élèvent et d'orienter leurs financements vers toutes les activités qui le réduisent ?

En savoir plus

Dans l’édition 2022 du Rapport Banking on Climate Chaos mobilisant 500 ONG dont Reclaim Finance, on lit : "Les 60 plus grandes banques internationales ont au total accordé 4582 milliards de dollars aux énergies fossiles depuis l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat. Avec 352 milliards de dollars de financements au cours de ces six dernières années, la place de Paris représente le  premier soutien de l’Union européenne à cette industrie, et talonne de très près celle de Londres. 87 % de ces capitaux proviennent de seulement 3 banques : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole".

"Mieux vaut sans attendre rendre obligatoire l’alignement sur les objectifs d’une économie bas-carbone !"

À ce rythme, les banques nous embarquent dans un monde à +4 ou +5°, bien loin des +2° ou +1,5° de préférence auxquels se sont engagés les États en signant l’Accord de Paris, en 2015. Alors comment faire pour que les banques cessent de réchauffer la planète ? Faut-il attendre que les bonnes volontés se diffusent à l’ensemble du secteur ? Le risque, c’est que d’ici là on soit balayés de la planète par la montée des eaux, les pluies diluviennes, les incendies de forêts, les tsunamis et autres phénomènes météorologiques extrêmes que le réchauffement engendre. Mieux vaut sans attendre rendre obligatoire l’alignement sur les objectifs d’une économie bas-carbone !

Publicité

La régulation financière, en particulier celle des banques, va devoir "verdir", et vite. Les autorités de supervision comme les banques centrales se montrent de plus en plus attentives à la question climatique. Mais elles aussi en parlent plus qu’elles n’agissent. À leur décharge, elles ne pourront véritablement agir que lorsqu’elles auront à faire appliquer des règles prenant en compte le risque climatique. Or les régulateurs n’en sont qu’au stade très préliminaire des recommandations d’adaptation des dispositifs internes de surveillance au risque climatique. Et pour le moment, la réglementation en tant que telle ne le prend pas encore en compte (...).

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant dans le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser

A lire

2030, c'est demain ! Un programme de transformation sociale-écologique. Directeurs d'ouvrage : Jézabel Couppey-Soubeyran, Mathilde Dupré, Wojtek Kalinowski, Dominique Méda