Le marché carbone européen cherche à réduire l'empreinte énergétique par les quotas d'émission
Le marché carbone européen cherche à réduire l'empreinte énergétique par les quotas d'émission
Le marché carbone européen cherche à réduire l'empreinte énergétique par les quotas d'émission ©Getty - Frank Ramspott
Le marché carbone européen cherche à réduire l'empreinte énergétique par les quotas d'émission ©Getty - Frank Ramspott
Le marché carbone européen cherche à réduire l'empreinte énergétique par les quotas d'émission ©Getty - Frank Ramspott
Publicité
Résumé

Taxe ou marché, les outils de tarification du carbone sont très appréciés des économistes. Dans la pratique, les États se heurtent à de nombreuses difficultés pratiques dans leur mise en œuvre, comme l’illustre le système européen d’échanges de quotas d’émissions

En savoir plus

En économie de l’environnement, le principe du pollueur-payeur vise à garantir que des atteintes à l’environnement ou à la santé causées par une activité se reflètent dans son coût. Une bonne tarification du carbone peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais aussi de générer des revenus pour les mesures climatiques. 

Cette tarification peut prendre plusieurs formes : une taxe sur le carbone ; une obligation d'acheter des permis de polluer ; des normes et de la réglementation.

Publicité

Un système d’échange de quotas d’émission à l'échelle européenne

Depuis 2005, ce "marché carbone" s’applique principalement pour l'électricité, l'industrie et l'aviation.  Il représente un peu moins de la moitié (environ 45 %) des émissions territoriales de gaz à effet de serre de l'Union européenne. Ces émissions proviennent à 56% du secteur de l'électricité (charbon, lignite, gaz...) et à 40% des secteurs industriels (acier, produits chimiques, ciment...).

L’UE a défini un plafond d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser et qui diminue progressivement pour respecter une trajectoire de réduction des émissions. Les producteurs européens doivent ainsi acheter des "quotas d’émissions" - droits à polluer - qu’ils peuvent échanger sur un marché carbone. Ce mécanisme est censé les inciter à investir dans la transition et stimuler les innovations propres.

Mais le marché carbone n’a pas fonctionné de manière satisfaisante car sa mise en place ne s’est faite qu’au prix de concessions majeures accordées aux opérateurs. Le Green Deal doit permettre de corriger ces lacunes mais le chantier est immense et les propositions sur la table ne sont pas toutes à la hauteur de l’enjeu. (...)

Un extrait de la chronique à écouter en intégralité dans cette page.

4 min

Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.