Ligne d'assemblage de robots soudant la carrosserie d'une voiture (en Chine)
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Ligne d'assemblage de robots soudant la carrosserie d'une voiture (en Chine) - Xia Yuan
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Résumé

Modes de transports de plus en plus rapides, liberté appréciée mais inconvénients multiples : faut-il pour autant renoncer à la vitesse ?

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Les modes de transport actuels nous permettent de nous déplacer de plus en plus vite. Le sentiment de liberté qu’ils procurent est néanmoins de plus en plus contrebalancé par des inconvénients de plus en plus nombreux, en particulier pour le climat. Faut-il renoncer à la vitesse ?

"Les voitures vendues sont de plus en plus grandes et lourdes, et de moins en moins économes en carburant"

En France, le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre est celui des transports : les déplacements des personnes et le transport de marchandises sont en effet à l’origine de plus de 30% des émissions nationales. Les voitures représentent plus de la moitié de celles-ci, suivies par les poids lourds (19 %), les véhicules utilitaires (19 %) et les vols intérieurs (4 %). C’est le principal secteur dont les émissions continuent à augmenter.

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Parmi les raisons de cette augmentation, il y a le fait que les voitures vendues sont de plus en plus grandes et lourdes et de moins en moins économes en carburant : les SUV (Sport Utility Vehicles) ont notamment vu leurs ventes exploser depuis 10 ans. Mais plus généralement, cela s’explique par le fait que la France mène une politique de décarbonation qui vise à maintenir le régime de vitesse en place. Telle est la thèse soutenue par l’ouvrage intitulé Pour en finir avec la vitesse, publié par les animateurs du Forum Vies Mobiles - un Institut de recherche sur la mobilité et les modes de vie du futur.

Lorsque l’on a investi massivement dans la démocratisation de l’automobile dès les années cinquante, on pensait qu’une plus grande vitesse de déplacement permettrait de gagner du temps, par exemple pour en consacrer davantage à des activités non contraintes. Mais en réalité, rappellent les auteurs, les temps de transport gagnés grâce à l’augmentation des vitesses des déplacements ont été réinvestis dans les distances parcourues. On parcourt aujourd’hui en France 60 kilomètres par jour contre 4 kilomètres avant la révolution industrielle. Ainsi, en 2019, un Français se déplace en moyenne dix heures par semaine et parcourt 400 kilomètres soit l’équivalent d’une journée et demie de travail. C’est d’ailleurs le travail qui occasionne les déplacements les plus longs avec près de 40% des kilomètres parcourus par semaine (...).

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.