La croissance verte entretient la réflexion circulaire sur la croissance et la technologie comme l’alpha et l’omega du développement ©Getty - PM Images
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Résumé

Dans les années 1950, l’économiste Robert Solow développa un modèle de référence qui dépendait essentiellement des volumes de travail et de capital. Dépassant ce cadre aujourd'hui, la croissance verte repose sur le progrès technique et le modèle d'une "croissance endogène"

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Selon Robert Solow, le travail et le capital étaient caractérisés par des rendements décroissants : le capital serait de moins en moins efficace à mesure que l’on produit, de même que la main d’œuvre. Si les rendements sont décroissants, à terme, cela signifie la fin de la croissance.

Le modèle de croissance endogène

Le "progrès technique" était appelé à la rescousse : si les systèmes de production pouvaient bénéficier de nouvelles techniques de production alors, cela permettait de dépasser les risques de rendements décroissants et d’assurer une croissance forte.  Dans ce type de modèle, le progrès technique était considéré comme un facteur décisif, mais "exogène" à la macroéconomie. 

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Dans les années 1980, des économistes comme Paul Romer opèrent une petite révolution en accordant, dans les modèles, un nouveau statut au progrès technique. Celui-ci devient endogène au système économique : il est rendu possible grâce aux savoirs accumulés, grâce à des infrastructures solides, grâce à la mise en réseaux et à la diffusion des techniques.

Cette croissance dite "endogène" nourrit une pensée circulaire toujours vertueuse : plus de croissance économique permet davantage de capital humain, donc de savoirs accumulés, donc d’innovation, donc de progrès technique, et donc à nouveau de croissance, etc. Ainsi naît le mythe de la croissance nécessaire et illimitée, et qui plus est maîtrisée par les économistes. 

Cette invention théorique émerge à une période où justement les limites physiques de la planète, notamment identifiées par les Meadows, avec leur rapport de 1972 sur "Les limites de la croissance", commencent à connaître un regain d’intérêt. (...)

Un extrait de la chronique à écouter en intégralité dans cette page.

59 min

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