Dioxyde de carbone atmosphérique (image conceptuelle)
Dioxyde de carbone atmosphérique (image conceptuelle)
Dioxyde de carbone atmosphérique (image conceptuelle) ©Getty - Victor de SCHWANBERG
Dioxyde de carbone atmosphérique (image conceptuelle) ©Getty - Victor de SCHWANBERG
Dioxyde de carbone atmosphérique (image conceptuelle) ©Getty - Victor de SCHWANBERG
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Résumé

Il existe bel et bien une relation entre le réchauffement climatique et le cumul des émissions de CO2 depuis l’ère industrielle. Voyez-vous laquelle ?

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Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont le dernier rapport a été publié en 2021 a démontré qu’existe une relation certaine entre le réchauffement climatique et le cumul des émissions de CO2 depuis l’ère industrielle. Il ressort de leurs travaux que nos émissions cumulées de gaz à effet de serre doivent rester sous un seuil critique pour que l’habitabilité de notre biosphère ne soit pas trop compromise et que la terre reste habitable pour l’espèce humaine. Sur cette base, l’ONG Carbone Tracker a formulé et popularisé le concept de Budget carbone qui désigne le montant maximal de gaz à effet de serre que l’on peut encore émettre, compte tenu de tout ce que nous avons déjà émis depuis la révolution industrielle.

"En 2020, la mise à l’arrêt de l’économie mondiale avec le confinement de plusieurs milliards d’habitants a fait reculer les émissions de CO2"

Les difficultés à ce que l’économie et la finance respectent ce budget carbone sont considérables, car les marchés financiers ou de biens et services n’ont aucune raison de respecter spontanément ce budget carbone. Celui-ci est un référentiel physique renvoyant à la matérialité de nos productions et de nos consommations à savoir les flux de matières et d’énergie, ce qui est totalement étranger aux référentiels des marchés qui ne s’intéressent qu’aux prix. Aucun mécanisme de marché ne peut conduire à laisser dans le sol des ressources fossiles tout à fait rentables à exploiter. Les marchés sont incapables de conduire à de telles décisions d’autolimitation de l’exploitation lucrative de ressources.

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En 2020, c’est la mise à l’arrêt de l’économie mondiale avec le confinement de plusieurs milliards d’habitants et donc finalement un mécanisme de rationnement extrême qui a fait reculer les émissions de CO2 ce qu’aucune politique climatique n’avait réussi à faire. Bien évidemment, il ne s’agit pas de prétendre que la politique climatique doit se calquer sur des mécanismes de rationnement aussi drastiques. Mais il convient d’en tirer des leçons (...) .

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