2022. A portée de main, la calculette
2022. A portée de main, la calculette
2022. A portée de main, la calculette ©Getty - EAN GLADWELL
2022. A portée de main, la calculette ©Getty - EAN GLADWELL
2022. A portée de main, la calculette ©Getty - EAN GLADWELL
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Résumé

Quelle part de la création annuelle de richesse représente la production de biens et services assurée par les administrations publiques ?

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Certains auteurs ou responsables politiques ont parfois tendance à présenter les administrations publiques comme de lourdes bureaucraties improductives opérant un prélèvement indu sur la création de richesse. Qu’en est-il vraiment ? Nicolas Carnot et Etienne Debauche (économistes statisticiens de l'INSEE) répondent à cette question de façon très pédagogique dans un post intitulé Dans quelle mesure les administrations publiques contribuent-elles à la production nationale sur le blog de l’INSEE dont la lecture régulière est vivement recommandée. La réponse est : non.

" Les dépenses publiques représentent 55% du PIB " : une impression, non une réalité

Mais alors, pourquoi commet-on facilement cette erreur ou ce travestissement volontaire de la réalité ? Parce que l’expression " les dépenses publiques représentent 55% du PIB ", répétée ad nauseam, donne l’impression que plus de la moitié de la création de richesse annuelle, représentée par le Produit Intérieur Brut, est absorbée par les administrations ou redistribuée par celles-ci. Mais les choses ne se passent pas ainsi. La création annuelle de richesse n’est pas la somme des dépenses publiques et des dépenses privées. Les dépenses privées ne représentent pas 45% du PIB.

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Les dépenses publiques servent à la fois à produire des biens et services fournis gratuitement ou à un prix inférieur au marché et à redistribuer. Quant à la création de richesse nationale, c’est la somme du PIB marchand et du PIB non marchand. Les administrations publiques - constituées des administrations de l’Etat, des collectivités locales et des institutions de sécurité sociale - et financées par des prélèvements obligatoires sont bien elles aussi créatrices de richesse (...) .

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

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