Personne utilisant l'application boursière sur son téléphone portable
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Personne utilisant l'application boursière sur son téléphone portable ©Getty - Oscar Wong
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Résumé

Maintenir la stabilité des prix, c’est la mission des banques centrales, longtemps vues comme les grands manitous de l’inflation. Mais le sont-elles vraiment ?

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Depuis plusieurs mois, l’inflation fait son retour. Sur un an, le prix des biens à la consommation a augmenté d’environ 7% aux États-Unis et 5% en zone euro. C’est très au-dessus de la cible visée par les banques centrales comme la BCE, la Fed ou encore la Banque d’Angleterre. Celles-ci situent le bon niveau de l’inflation à 2% en moyenne sur le moyen terme, niveau qu’elles estiment suffisamment haut pour mettre de l’huile dans les rouages de l’économie, et suffisamment bas pour préserver le pouvoir d’achat des ménages et la confiance dans la monnaie.

Les banques centrales ramèneront-elles l’inflation au niveau de leur cible ? Rien n’est moins sûr, car cela fait en réalité pas mal d’années qu’elles n’y parviennent pas : de 2007-2008 jusqu’à la crise sanitaire, elles étaient plutôt en dessous, dans une situation de déflation latente dont elles ne parvenaient pas à s’extirper. Depuis quelques mois, elles sont bien au-dessus. N’a-t-on pas en fait jusque là surestimé la capacité des banques centrales à agir sur l’inflation ? La question peut sembler paradoxale.

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"Toutes les banques ciblent plus ou moins explicitement le niveau d’inflation qui leur semble être le bon"

La stabilité des prix est la mission confiée à toutes les grandes banques centrales. Toutes ciblent plus ou moins explicitement le niveau d’inflation qui leur semble être le bon. Cette stratégie, qui s’est imposée dans les années 1990, a ses défenseurs, comme Ben Bernanke, macroéconomiste néo-keynésien et ancien président de la Fed, qui y voient la principale explication de la stabilisation de l’inflation du milieu des années 1990 jusqu’à la crise sanitaire. Mais aussi ses détracteurs, parmi lesquels l’Américain, Joseph Stiglitz ou le Français, Michel Aglietta, qui y voient l’une des causes de la crise financière de 2007-2008 : les banques centrales, en gardant les yeux rivés sur l’inflation stable et en se gargarisant de leur crédibilité en la matière, n’ont pas vu augmenter la prise de risque résultant du niveau trop bas de leur taux d’intérêt. (...)

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