Un emploi pour soi
Un emploi pour soi
Un emploi pour soi ©Getty - Peter Dazeley
Un emploi pour soi ©Getty - Peter Dazeley
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Résumé

A chaque crise, les politiques ne dénoncent-ils pas la présence de nombreuses offres d’emploi disponibles sans trouver preneurs ?

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Eh bien, oui : à chaque crise, les politiques dénoncent la présence de très nombreuses offres d’emploi qui seraient disponibles sans trouver preneurs parmi les chômeurs. Les économistes qualifient ces emplois de "vacants". Ils mettent souvent en regard le niveau du chômage et le niveau d’emploi vacants, et ils se demandent pourquoi ces vases ne communiquent pas mieux entre eux.  Mais est-ce si simple ?

"Et d’abord, qu’est-ce qu’un emploi vacant ?"

Qu’est-ce qu’un emploi vacant et comment en calculer le niveau ? Le niveau d’emploi vacants est calculé par la Dares, à partir d’une enquête sur l’activité et les conditions d’emploi de la main d’œuvre (ACEMO). Un questionnaire est administré aux entreprises qui répondent depuis 2003 à la même question dans tous les pays de l’Union Européenne. Autrement dit : "Avez-vous des emplois pour lesquels vous entreprenez des démarches actives de recherche d’un candidat, à l’extérieur de votre entreprise ? ". Le questionnaire définit ensuite explicitement les emplois vacants comme étant, "des postes libres, nouvellement créés, inoccupés ou encore occupés et sur le point de se libérer, et pour lesquels des démarches actives sont entreprises pour trouver le candidat convenable".

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On l’entend donc, pour qu’un emploi soit qualifié de "vacant", il faut que l’entreprise qui a ou qui va poster une offre ait entrepris des démarches actives pour trouver un candidat correspondant convenablement à l’offre, sans pour autant qu’on sache bien ce qui est attendu par cette idée de démarche active, ni par le caractère "convenable" de la solution.

Le terme d’emploi vacant pose aussi des problèmes redoutables car il entretient une confusion entre les postes à pourvoir (les entreprises cherchent en effet en continu des personnes à recruter) et les postes non pourvus. Une confusion particulièrement gênante, lorsque les politiques s’emparent des chiffres des emplois vacants pour justifier un manque de volonté de la part des chômeurs de reprendre un travail et pour réclamer une sévérité à leur endroit.  (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.