Comment va le monde ?
Comment va le monde ? ©Getty - Laurence Dutton
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À partir des années 60, le rôle d'un État jusque-là régulateur fut contesté, et le courant de pensée sociologique américain de l’École de Chicago vint apporter une nouvelle vision de l’économie posant les fondements du néo-libéralisme.

Les économistes influencent-ils la règlementation ? La réponse est incontestablement oui. Pour le comprendre faisons un saut dans le passé : des années 30 aux années 60 la théorie économique dominante de l’époque concevait les règlementations en termes d’intérêt public et mettait donc l’accent sur le rôle de l’État dans la correction des défaillances de marchés au sens large ce qui inclut la question des monopoles naturels, des rendements croissants et les externalités.

Le rôle d'un État régulateur contesté à partir des années 60

Cette approche des règlementations en termes d’intérêt public reconnaissait l’impératif pour la puissance publique de se substituer au marché quand celui-ci est défaillant. Cette conception volontariste et optimiste de l’État régulateur va être contestée à partir des années 60 dans les milieux académiques. L’École de Chicago joue alors un rôle leader dans cette nouvelle vision de l’économie qui promeut un rôle minimaliste de l’État et la libération des marchés du joug des règlementations. L’École de Chicago va poser les fondements de ce que nous appelons communément aujourd’hui le néo-libéralisme.

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Éclairons ce basculement en nous penchant sur les règlementations financières. Dans ce domaine, les tenants de l’École de Chicago critiquèrent vivement les règlementations qui avaient été adoptées après la crise des années 30. Celles-ci, notamment aux États-Unis, contraignaient la structure de l‘industrie financière avec en particulier la séparation des activités bancaires entre banque commerciale et banque d’investissement ayant des activités sur les marchés financiers, elles contraignaient également les comportements des intermédiaires financiers. Les économistes de Chicago les analysèrent comme fondamentalement nuisibles, empêchant les intermédiaires financiers de fonctionner au meilleur de leurs capacités et faussant la concurrence. Les règlementations ne sont alors plus considérées comme palliant les inefficiences des marchés mais au contraire comme créant des effets pervers non compensés par les avantages que l’on peut en attendre. (…) 

L'intégralité de la chronique est à écouter en cliquant dans le haut de la page.

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