Cycliste passant dans le quartier de la Défense, à Paris
Cycliste passant dans le quartier de la Défense, à Paris
Cycliste passant dans le quartier de la Défense, à Paris ©Getty - Esch Collection
Cycliste passant dans le quartier de la Défense, à Paris ©Getty - Esch Collection
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Résumé

A qui doit revenir la gestion de la vie économique, sociale et politique dans les quartiers des villes ? Qui a la légitimité à intervenir dans la construction d’un intérêt général au niveau local ?

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Pendant longtemps, la réponse a été : "cette gestion est prise en charge conjointement par l’État et par la municipalité". Cette vision d’un monopole exercé par ces deux acteurs ville et État a été contestée dans les années 2000, lorsque les programmes nationaux de rénovation urbaine étaient déployés sans réelle concertation, parfois au détriment des habitants des quartiers qui étaient rénovés.

"Les politiques locales, pas de simples dispositifs qui administreraient la vie des habitants, mais des projets, qu’il faut coconstruire avec l’ensemble des personnes concernées"

Des chercheurs en sciences politiques considèrent que les politiques locales ne sont, en fait, pas de simples dispositifs qui administreraient la vie des habitants. Ce sont des projets, qu’il faut coconstruire avec l’ensemble des personnes et des organisations concernées : avec les acteurs économiques, les associations des villes, les professionnels des politiques de la ville, mais aussi les collectifs d’habitants. Ils défendent l’idée qu’il est tout à la fois plus cohérent, plus efficace et plus éthique de gérer les villes et de coconstruire les politiques locales, de manière plurielle. Les périodes de crises urbaines, en particulier les émeutes des années 2005, ont accentué le désir et l’urgence de faire avec les gens et non prétendument pour eux.

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Cette philosophie politique constitue une petite révolution, car "faire avec" nécessite une autre manière de produire l’action politique, en s’appuyant, tout en le provoquant, sur le débat public, le plus inclusif possible. Cette philosophie de la co-construction est assez récente en France. Les chercheurs en science politiques suggèrent qu’elle émerge dans les politiques publiques depuis 2014 pour renforcer la démocratie représentative, en particulier dans certaines zones désertées par les actions économiques, et marquées par de très faibles taux de participations aux diverses élections locales.

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